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L'accès à l'information parlée chez l'aveugle

Quatre cannes blanches.

Mardi 21 novembre 2017 à 08:42:27 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une machine unimanuelle à écrire le Braille.
Principalement utilisée pour la re-transcription braille. Pendant qu'une main procède à la lecture, de l'autre, il est possible d'écrire. La Perkins Brailler a été inventée par un Américain Frank H. Hall à la fin du XIXe siècle. Un clavier de 9 touches permet de reproduire les 64 symboles braille et d'effectuer toutes les tâches requises pour l'écriture. De construction robuste, elle n'a à peu près pas connu de transformation majeure et elle est toujours en usage malgré l'avènement des systèmes informatisés.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / L'accès à l'information parlée chez l'aveugle

Présentation d'une Thèse de doctorat soutenue le 8 juin 1990

Auteure :

(Une reproduction autorisée par l'auteure. Un gros merci de nous en faire profiter.)


Présentation

Quand la cécité survient à 10, 20 ou 40 ans, la personne qui en est atteinte est un "aveugle tardif" par opposition à "l'aveugle précoce", aveugle congénital ou aveugle-né. L'aveugle tardif a peut-être eu l'avantage de pouvoir organiser ses connaissances à partir des perceptions visuelles, mais il est brusquement face à un problème crucial : celui de la perte de la lecture et de l'écriture. Confrontée en 82 à cette situation difficile, nous avons résolu les difficultés au coup par coup en nous appuyant essentiellement sur la sélection, la gestion et le stockage des informations auditives. a partir de 1986, de multiples rencontres avec des intellectuels aveugles de nationalité différentes nous ont confirmé la place importante que tient l'accès à l'information parlée dans l'acquisition des connaissances chez l'aveugle. Par ailleurs de nombreuses entrevues avec des responsables d'instituts spécialisés pour déficients visuels, ont mis l'accent sur un problème lié en tout état de cause aux progrès en médecine péri-natale et en ophtalmologie. Les plus anciens d'entre eux nous ont confié : "il y a 20 ans dans notre établissement, l'effectif de nos élèves se partageait entre 70 à 75% d'enfants aveugles et 25 à 30% d'enfants amblyopes, actuellement ces proportions sont inversées. La plupart des enfants amblyopes qui peuvent lire et écrire en noire, délaissent les cours de braille. Or ces enfants pour un bon nombre d'entre eux risquent plus que quiconque à plus ou moins long terme la cécité. Quand on sait le nombre d'années d'étude et de pratique régulière du braille pour aboutir à une lecture encore relativement lente par rapport à celle des voyants, on peut alors deviner aisément les problèmes d'intégration scolaire et sociale que peut engendrer une telle situation. Pourtant ces enfants ou ces adultes privés brusquement de la vision conservent leurs potentialités intellectuelles et leurs capacités de raisonnement, de mémorisation, aussi, en attendant l'acquisition de la lecture et de l'écriture braille et surtout la rentabilité de ce nouveau moyen d'appréhender l'information, nous pensons que celle-ci pourrait être transmise via le canal auditif, tout au moins dans un premier temps. C'est pourquoi, notre étude, qui est une approche essentiellement exploratoire, aborde le thème de l'acquisition des connaissance chez l'aveugle à partir de l'information parlée.

Selon notre point de vue, la déficience visuelle entrave et ralentit les mécanismes qui contribuent à l'acquisition des données informatives, mécanismes relatifs à l'accès à l'information, à la communication et à la locomotion. Nous accordons une priorité à l'accès à l'information qui conditionne les deux autres domaines et interagit avec eux. Notre démarche a suivi deux voies de recherche : l'une a un caractère fondamental et théorique, l'autre appliqué et pratique.

Le premier chapitre rend compte de faits d'observations et de constatations obtenues à partir des entretiens et rencontres avec de jeunes aveugles et leurs enseignants spécialisés. Il relate également des faits théoriques et expérimentaux décrits par des chercheurs dont l'objectif principal est d'évaluer l'influence de la perception visuelle dans le développement cognitif et d'apporter leur contribution à un programme d'éducation et de réadaptation des handicapés visuels. a travers ces différentes sources de faits, il est montré que la privation de la vue entraîne un retard dans le développement cognitif lié essentiellement au déficit de l'accès à l'information sur l'environnement. L'exploration visuelle présente un caractère holistique, spatial et global, alors que les explorations tactiles et auditives ont un caractère analytique, séquentiel et nécessitent l'assemblage de nombreux éléments ponctuels et successifs pour construire l'événement dans sa globalité ; ce qui sollicite d'autant plus les mécanismes de la mémoire. Nous avons montré dans cette partie que l'aveugle est confronté à un problème majeur qui est la lenteur dans l'accès à l'information et nous avons souligné que la population des handicapés visuels est très hétérogène en raison de divers facteurs : la nature, l'âge et l'histoire de la déficience visuelle, l'environnement familial et social etc.. Pour accélérer et faciliter l'accès à l'information et l'acquisition des connaissances, nous nous sommes proposés d'étudier :

  • la prise de notes aidée par l'enregistrement,
  • l'utilisation de la parole comprimée,
  • l'utilisation du micro-ordinateur et des technologies nouvelles grâce à la synthèse vocale.

Dans un second chapitre, nous avons exposé quelques rappels sur la perception auditive dans le but d'introduire les étude sur la prise de notes orale, les expérience avec la parole comprimée et les observations sur la sortie vocale. Nous avons également montré que l'écoute est un mode d'accès à l'information appréciable pour l'aveugle de naissance et primordial pour l'aveugle tardif.

Dans le troisième chapitre, nous avons évalué un moyen susceptible de faciliter la prise de notes des élèves et étudiants déficients visuels : l'enregistrement. Les caractéristiques de ce mode un peu particulier de sélection de l'information sont alors considérées et deux types de matériel sont comparés. : le magnétophone classique et le magnétophone à enregistrement différé. Conçu par une équipe de l'INSERM de Lille, le magnétophone à enregistrement différé possède une "mémoire-tampon" dans laquelle peut stagné une portion du discours en cours d'enregistrement pendant quelques secondes, ce qui laisse le temps à l'utilisateur de décider si les quelques mots ou les quelques phrases émis par le locuteur sont à conserver ou non et donc à enregistrer ou non sur la bande magnétique. Nous avons montré que des collégiens, des lycéens aveugles ou amblyopes sont capables de sélectionner l'information avec ce type de matériel et qu'il peut être une aide très efficace pour l'étudiant déficient visuel et tous ceux voyants ou non, désireux de procéder à un enregistrement sélectif du discours émis. Nous avons aussi souligné qu'une prise de notes aidée par l'enregistrement ne consiste pas à mettre en marche un magnétophone et à attendre passivement que le cours ou le discours soit terminé, mais consiste plutôt, comme tout autre forme de prise de notes à une sélection active de l'information et à une mise en valeur de la structure et de l'organisation de son contenu. Ainsi, le découpage en chapitre et en sections doit être rendu par des indices sonores. Il est souvent nécessaire de remanier les notes enregistrées afin de les restructurer avec adjonction de pauses, de bip, de repères sonores, d'explications supplémentaires dans le but de les rendre plus compréhensible oralement. L'écoute devient alors une démarche intellectuelle relativement complexe où interviennent les compétences langagières, les capacités de compréhension, les facultés d'analyse , de synthèse et de mémorisation de l'auditeur dont les stratégies dépendent évidemment de ses objectifs et de ses acquis. Pour qu'elle puisse être efficace la prise de notes aidée par l'enregistrement nécessite une formation, un apprentissage et un entraînement.

Mais parce que tous les mots sont prononcés et que le débit de la parole humaine ne dépasse pas 180 mots par minute, l'écoute d'un texte demande plus de temps que sa lecture visuelle. Pour économiser le temps d'écoute des notes ou des texte enregistrés et être ainsi plus proche du temps de lecture visuel, nous nous sommes proposer d'utiliser et d'étudier la compression temporelle de la parole. L'augmentation du débit d'un énoncé pourrait être un moyen d'accélérer l'accès à l'information auditive. Les techniques de compression temporelle de parole permettent de faire varier le débit d'un discours enregistré sans distorsion excessive du signal vocal. Après avoir tracé l'évolution historique de ces techniques, exposé les problèmes méthodologiques et procéduraux liés à l'étude de la parole comprimée, recensé les facteurs susceptibles de modifier l'intelligibilité et la compréhension des discours comprimés et les applications potentielles relatives à la parole comprimée et à l'écoute rapide, nous nous sommes demandés dans quelles limites la compression temporelle produit une économie d'écoute sans diminuer la compréhension et la performance de l'auditeur. Les données des publications montrent que l'intelligibilité et la compréhension de la parole comprimée restent correctes tant que le taux de compression ne dépasse pas 50% et tant que le débit de la parole n'excède pas 275 mots par minute.

Une première série de quatre expériences a eu pour objectif l'évaluation des différences entre les quantités d'information acquises par des étudiants après écoute d'enregistrement de récits en français présentés avec différents débit de parole. Les problèmes considérés sont multiples :

  • est-ce que la compression temporelle d'un enregistrement permet de gagner un temps d'écoute appréciable sans diminuer de façon significative l'intelligibilité, la compréhension et la rétention de son contenu ?
  • quelles sont les différences entre les performances des étudiants pour une condition de présentation continue et une condition de présentation segmentée des enregistrements ?
  • pour un même taux de compression quelles sont les différences entre les sujets pour deux débits de parole (270 m/mn et 300 m/mn) ?
  • dans une condition de présentation continue quelles sont les différences entre les performances des étudiants après écoute de paroles normales et de paroles comprimées ?

Dans la première expérience, 60 étudiants écoutent deux récits, l'un abstrait, l'autre concret, en condition de présentation segmentée, pour 20 d'entre eux à un taux de paroles normales (135 m/mn), pour un second groupe de 20 à un taux de paroles accélérée (202 m/mn) et pour unle troisième groupe de 20 à un taux de paroles comprimées (270 m/mn). Les résultats montrent un effet du taux des paroles et un effet de la nature des textes. Pour l'intelligibilité, les performances sont plus faibles pour la parole accélérée que pour la parole normale, mais ne sont pas significativement différentes entre la parole normale et la parole comprimée. En ce qui concerne la compréhension et la rétention immédiate, les scores ne présentent pas de différence significative pour les trois taux de parole. Les étudiants qui ont écouté les enregistrements en paroles comprimées sont capables de comprendre la même quantité d'information que les étudiants qui ont écouté la parole normale, mais dans un temps plus court. Les performances des sujets sont plus faibles pour le texte abstrait que pour le texte concret dans les trois modes de présentation.

Dans une seconde expérience, 40 étudiants sont divisés en deux groupes de 20 dont l'un écoute les enregistrements comprimés présentés de façon continue et l'autre les enregistrements comprimés présentés de façon segmentée. Les scores de compréhension et de rétention sont plus faibles pour le mode de présentation continue que pour le mode de présentation segmentée. la différence entre les scores pour les deux modes de présentation est plus faible pour le récit concret que pour le récit abstrait.

Dans une troisième expérience, deux groupes de 10 étudiants écoutent deux récits enregistrés ayant subi une compression temporelle de 50% (pour l'un le débit des mots est 270 m/mn et pour l'autre 300 m/mn). les scores d'intelligibilité et de compréhension sont significativement plus élevés pour les enregistrement à 270 m/mn que pour ceux à 300 m/mn. Toutefois la différence entre les scores des deux groupes pour les épreuves aux questionnaires à chois multiples n'est pas significative.

Dans une quatrième expérience, deux groupes de 20 sujets écoutent les deux mêmes récits enregistrés et distribués sous une même condition de présentation continue. Pour l'un des groupe, le taux de paroles est normale (135 m/mn) pour l'autre comprimé à 50% (270 m/mn). Les étudiants qui écoutent les récits à un débit de 270 m/mn rappellent plus de propositions exactes que les étudiants qui écoutent les récits enregistrés à 135 m/mn. Dans les deux conditions de présentation les scores pour le texte abstrait sont plus faibles que pour le texte concret.

Selon les résultats expérimentaux, il semble que l'intelligibilité, la compréhension et la rétention immédiate de deux récits courts et relativement simples restent bonnes avec une compression temporelle de 50% et un débit de mots de 270 m/mn. Il semblerait même que la compréhension et la rétention immédiate soient meilleures dans une condition de compression temporelle à 50%. Toutefois dans cette condition de grandes variabilités interindividuelles ont été observées. Aussi, nous pensons que des facteurs inhérents aux sujets sont à étudier : âge, vitesse de lecture, âge lexical, motivation...

Dans une cinquième expérience, 80 collégiens sont divisés en quatre groupes en tenant compte de l'âge chronologique et de la vitesse de lecture dans une première phase et de l'âge lexical dans une seconde phase. Les scores d'intelligibilités, de compréhension et de rétention immédiate de 20 phrases écoutées à taux normal et de 20 phrases comprimées sont comparés. Les résultats montrent que chez des collégiens de 11 à 15 ans en moyenne, l'intelligibilité, la compréhension et la rétention immédiate des paroles comprimées sont meilleures pour les lecteurs rapides que pour les lecteurs lents. Les scores d'intelligibilités et de compréhension sont plus élevés quand l'âge lexical est plus élevé. Dans cette expérience, il semblerait également que la rétention immédiate soit meilleure après écoute des paroles comprimées qu'après écoute des paroles normales. Dans toutes ces expériences intelligibilité, compréhension et rétention immédiate font essentiellement appel aux compétences langagières et aux capacités de la mémoire à court terme des sujets. Nous pensons que le stockage de la mémoire à court terme dépendrait du débit des mots émis. Nous pensons que d'autres études utilisant différents taux de compression temporelle sont nécessaires tant sur un plan théorique que sur un plan pratique. D'autre facteurs pourraient être étudiés : le style cognitif des sujets, leur motivation, l'attention, les temps de réaction...

Sur un plan théorique ces études pourraient apporter des éléments nouveaux dans la compréhension de la perception du langage et les processus cognitif liés au traitement de la parole comprimée. Quel serait le débit optimal des paroles pour un fonctionnement optimal de la mémoire à court terme ? Quelles pourraient être les incidences de la parole comprimée sur la mémoire à long terme ?

Sur un plan pratique, à partir de ces expériences exploratoire et des données sur la prise de notes, la construction de plusieurs prototypes devrait permettre une étude sur le terrain afin d'optimiser les caractéristiques de la parole comprimée dans le but d'une utilisation par des collégiens, lycéens et étudiants aveugles et d'évaluer avec précision l'intérêt de cette technique, ses conditions d'utilisation, ses avantages et ses inconvénients à court terme et à long terme.

Notre expérience personnelle avec la parole accélérée entre 82 et 86 et la parole comprimée depuis 86, nous a conduit à différentes observations. Lorsque le contenu d'un message est connu, a été compris ou déjà étudié par ailleurs, dans le cas d'apprentissage, de ré-apprentissage ou de révision d'un cours enregistré, l'écoute en condition de compression temporelle nous semble être un mode de travail intéressant. En effet, non seulement l'augmentation du débit des mots engendre une économie de temps d'écoute appréciable (pour 45 mn d'enregistrement, 22 mn d'écoute). Mais l'observation la plus curieuse, notée également dans les expériences précédentes, est l'amélioration de la rétention du contenu dans sa globalité. Dans l'état actuel des études nous ne pouvons donner d'explications structurées à cette observation plutôt inattendue. Nous avons noté également que l'entraînement améliore et favorise très sensiblement l'intelligibilité et la compréhension de la parole comprimée. Nous avons aussi utilisé la parole comprimée pour repérer plus rapidement un passage dans un enregistrement. Nous avons plus rarement employé la parole comprimée dans une condition de première écoute d'un thème inconnu, sauf pour les récits faciles ayant uniquement un caractère informatif. Nous pensons que pour un thème difficile, abstrait ou complexe, qu'il soit littéraire ou scientifique, nouveau et contenant des termes inhabituel, il n'est pas souhaitable d'utiliser la compression temporelle pour une première écoute. Des expériences individuelles et prolongées pendant plusieurs mois seraient indispensables pour évaluer avec précision l'intérêt de la compression temporelle et ses conditions d'utilisation. C'est pourquoi, nous travaillons en collaboration avec l'INSERM de Lille pour la construction d'un magnétophone comportant d'une part le système d'enregistrement différé afin de pouvoir sélectionner les notes à enregistrer et d'autre part un système de compression temporelle afin de pouvoir écouter ces notes plus rapidement. Par ailleurs un système d'indexation sonore permettrait en plus de poser des repères entre les différentes section d'un enregistrement.

Outre la prise de notes aidée par l'enregistrement et l'utilisation de la parole comprimée, d'autres outils peuvent actuellement contribuer à améliorer grandement l'efficacité et la compétitivité des étudiants déficients visuels. Nous pensons en particulier à tous les outils qui peuvent être associés à un micro-ordinateur et utilisables grâce à une synthèse vocale. Des technologies nouvelles en pleine évolution depuis 10 ans ont révolutionné le traitement et le stockage de l'information et fourniront probablement des applications encore insoupçonnées. Leur apport effectif et les espoirs engendrés bousculent les conceptions classiques sur l'éducation des aveugles, reculent les limites de la réadaptation et remettent en question des habitudes d'apprentissage et les idées sur l'intégration. Dans le dernier chapitre, nous avons fourni quelques exemples d'application associés à la synthèse vocale. Nous avons essayé de faire connaître les besoins des non voyants aux spécialistes de l'informatique afin qu'ils puissent mieux adapter leurs logiciels et qu'ils puissent à travers les problèmes rencontrés par les déficients visuels trouver des idées nouvelles pour leur propre recherche. Enfin, nous avons présenté à l'utilisateur aveugle les réalisations et les espoirs mais aussi les limites de l'utilisation des nouvelles technologies. Un opérateur aveugle peut avoir accès aux informations affichées à l'écran par l'intermédiaire d'une sortie vocale.

Nous avions montrer qu'un caractère commun à tous les non voyants est la lenteur dans l'accès à l'information et l'acquisition des connaissances. Aussi, tous les moyens actuels permettant de faciliter et de rendre plus rapide la prise d'information, son stockage et sa récupération sont à mettre en œuvre pour faciliter l'intégration et l'autonomie du non voyant. En particulier, dans ce chapitre l'idée principale est que pour poursuivre sa tâche nul n'est besoin pour un opérateur de faire régulièrement l'inventaire de tout ce qui est affiché à l'écran. Seuls certaines informations et certains changements importent. Si, pour un opérateur voyant un simple coup d'oeil au bon moment et au bon endroit suffit, pour l'opérateur aveugle, il lui faudra choisir judicieusement les macro-commandes adéquates pour faire lire sélectivement l'information pertinente.

Toute la question est de trouver les artifices et les bons indices pour transformer un message écrit distribué de façon spatiale en un message oral distribué de façon séquentielle et le transmettre le plus rapidement possible et le plus précisément possible via le canal auditif sans qu'il y ait perte d'information.


 


Au sommaire de la thèse

  1. Présentation de la thèse
  2. CHAPITRE 1 : LENTEUR DANS L'ACQUISITION DES CONNAISSANCES CHEZ L'AVEUGLE
  3. CHAPITRE 2 : L'ÉCOUTE ET LE TRAITEMENT DE L'INFORMATION PARLÉE
  4. CHAPITRE 3 : LA PRISE DE NOTES
  5. CHAPITRE 4 : LA PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE
  6. CHAPITRE 4 : LA PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE - Section II
  7. CHAPITRE 4 : LA PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE - Section III
  8. CHAPITRE 5 : LA SYNTHÈSE VOCALE DANS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Environ 5 millions de personnes souffrent de glaucome en Amérique du Nord, près de la moitié d'entre elles ignorent leur état parce qu'en général, elles ne ressentent aucun symptôme avant-coureur.

TyphloPensée

« C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles. »

William Shakespeare - Le roi Lear

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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