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«Plus on avance en âge, plus la prévalence est importante»

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Le Typhlophile / «Plus on avance en âge, plus la prévalence est importante»

28 février 2009

Texte tiré de :
Le Devoir, Cahier spécial,
samedi, 31 janvier 2009

Visions diverses - «Plus on avance en âge, plus la prévalence est importante»

L'absence totale de vision ne représente qu'environ 7 % des cas de déficience visuelle
Brigitte Saint-Pierre

Les déficiences visuelles recouvrent différentes réalités. Parfois, la personne atteinte n'arrive pas à s'orienter, mais elle est capable de lire, alors que l'inverse se produit dans d'autres cas. Une minorité de gens sont quant à eux complètement privés de vision.

Au Québec, on considère qu'une personne a une déficience visuelle si, même avec des lunettes, elle ne perçoit pas à 6 mètres un détail qu'une personne voyante perçoit à 21 mètres ou si elle a un champ de vision inférieur à 60 degrés. Une personne qui a besoin d'un système optique spécial ou de lunettes avec une addition supérieure à 4 dioptries pour avoir une acuité visuelle approchant 6/21 entre aussi dans la catégorie des personnes handicapées visuelles.

L'absence totale de vision ne représente qu'environ 7 % des cas de déficience visuelle. Dans les autres cas, un résidu visuel plus ou moins prononcé subsiste. Les personnes ayant une faible vision peuvent dans certaines conditions utiliser leur vue. Les gens atteints de cécité ont pour leur part recours à leurs autres sens, par exemple l'ouïe ou le toucher.

Avec l'âge

Selon une étude états-unienne basée sur des examens de populations, quelque 2,7 % des adultes âgés de 40 ans ou plus ont une déficience visuelle. Chez les personnes de 80 ans ou plus, cette proportion atteint 23,7 %. «Plus on avance en âge, plus la prévalence est importante», indique le directeur de l'École d'optométrie de l'Université de Montréal, le Dr Jacques Gresset, qui croit que les données doivent être sensiblement les mêmes de ce côté-ci de la frontière. On pourrait ainsi estimer à près de 107 500 le nombre des Québécois âgés de 40 ans ou plus qui ont une déficience visuelle.

Statistique Canada mène une enquête sur la participation et les limitations d'activités. Pour l'organisme statistique canadien, une personne a une incapacité visuelle si elle a de la difficulté à lire les caractères ordinaires d'un journal ou à voir clairement le visage d'une personne éloignée de quatre mètres. Selon cette enquête, il y avait en 2006 140 480 personnes ayant une incapacité visuelle au Québec. De ce nombre, 3830 avaient moins de 15 ans, 17 770 avaient de 15 à 44 ans, 46 730, de 45 à 64 ans, 21 290, de 65 à 74 ans, et 50 870 avaient 75 ans ou plus. Le Dr Gresset pense toutefois que le fait de poser des questions aux gens plutôt que d'examiner leur vue peut entraîner une certaine surestimation de la prévalence des déficiences visuelles. Certaines personnes pourraient par exemple avoir tendance à répondre aux questions en pensant à la façon dont elles voient sans lunettes plutôt qu'à leur vue une fois corrigée.

Dégénérescence maculaire et glaucome

Dans les pays industrialisés, les principales causes de déficience visuelle sont la dégénérescence maculaire, le glaucome et la rétinopathie diabétique. Il existe une forme hémorragique et une forme sèche de dégénérescence maculaire. La forme hémorragique peut entraîner une très forte baisse d'acuité visuelle. «Par contre, depuis quelques années, on commence à avoir des traitements, qui sont excellents», dit le professeur Jacques Gresset. Si les patients ne sont pas traités, il s'agit des cas de dégénérescence maculaire les plus graves.

Pour la forme sèche de dégénérescence maculaire liée à l'âge, il n'existe pas de traitement sur le marché à l'heure actuelle. «C'est, pour la personne âgée, la principale cause de baisse de vision», indique le directeur de l'École d'optométrie de l'Université de Montréal. Certains traitements éventuels en sont au stade de l'expérimentation.

La dégénérescence maculaire affecte la vision centrale, celle qui est nécessaire par exemple pour lire et reconnaître les traits du visage des gens. En général, les personnes atteintes de dégénérescence maculaire conservent toutefois leur vision périphérique et peuvent se déplacer seules.

Une autre cause de déficience visuelle est le glaucome, qui diminue la vision périphérique. Le champ de vision est alors réduit. Une personne atteinte aura par exemple l'impression de regarder dans un tunnel, ne voyant que ce qui est devant elle. Elle pourra avoir de la difficulté à s'orienter et à se déplacer, mais être encore capable de lire et de reconnaître les gens. Le glaucome est souvent asymptomatique. «Mais il y a des traitements actuels qui soignent ou qui ralentissent l'évolution de la maladie, donc plus c'est découvert tôt, plus c'est traité tôt et mieux c'est», souligne le Dr Gresset.

Rétinopathie diabétique

La rétinopathie diabétique est aussi une cause de déficience visuelle. Elle peut entraîner une baisse, voire une perte totale, de la vision. «Si le diabète est découvert à temps et que les traitements de la rétinopathie diabétique sont faits à temps, ça freine considérablement l'évolution vers la déficience visuelle. Il y a toutefois beaucoup de gens qui sont diabétiques et qui ne le savent pas. Beaucoup de personnes ne savent donc pas qu'elles sont exposées au risque de perdre la vision. Il faut encourager les dépistages», affirme le directeur de l'École d'optométrie de l'Université de Montréal.

En l'absence de traitement, la rétinopathie diabétique peut entraîner une diminution de la sensibilité au contraste, c'est-à-dire de la capacité par exemple de voir du gris sur du gris ou du blanc sur du blanc. Une personne ayant ce problème pourra ainsi avoir de la difficulté à percevoir le bord du trottoir et à le distinguer de la chaussée.

Étant donné l'association importante entre l'obésité et le diabète ainsi que la quantité croissante de personnes en surpoids sur le globe, le nombre de cas de rétinopathie diabétique pourrait augmenter. «C'est l'un des grands défis des 20 prochaines années», affirme le Dr Gresset.

Il existe d'autres causes de handicap visuel, mais qui sont moins courantes. Une petite proportion d'enfants naissent par exemple avec une anomalie congénitale. Un accident aussi est susceptible de causer la cécité. Certaines maladies autres que la dégénérescence maculaire, le glaucome et la rétinopathie diabétique peuvent aussi être à l'origine d'une déficience visuelle, par exemple la rétinite pigmentaire, qui entraîne une perte de vision périphérique. Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes d'une déficience visuelle est par ailleurs susceptible d'augmenter, indique le professeur Jacques Gresset.

Collaboratrice du Devoir

© 2009 Le Devoir. Tous droits réservés.



Dernière mise à jour de cette page :  28 février 2009


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 24 septembre de l'an de grâce 1715. Mort de Dom Pérignon, devenu aveugle à la fin de sa vie, moine bénédictin de l'abbaye d'Hautvilliers, près d'Epernay, qui était chargé de l'exploitation des vignobles.

Saviez-vous que :

Charles Bonnet (1720-1793) Naturaliste et philosophe suisse, découvreur de la parthénogénèse (la reproduction sans fertilisation) et qui a élaboré la théorie de l'évolution. Bien que Bonnet était un avocat, sa vraie passion était les sciences naturelles. S'attardant d'abord à l'entomologie, il a étudié le comportement des aphides, et a découvert que l'insecte femelle pouvait se reproduire sans fertilisation par le mâle. En 1742, il a découvert que les chenilles et les papillons respirent par leurs pores, qu'il a nommées stigmates. Bonnet s'est ensuite intéressé à la botanique, en y étudiant les structures et les fonctions des feuilles.

Atteint de cécité, il s'est intéressé cette fois à la philosophie. Dans ses - Considérations sur les corps organisés - (1762), il élabora une théorie selon laquelle tout organisme femelle contient dans ses cellules sexuelles une quantité infinie d'individus préformés, entraînant l'immortalité et l'immuabilité des espèces. Dans la Palingénésie philosophique - (1769) il a élaboré l'idée que la Terre subi périodiquement des catastrophes universelles qui détruisent presque toutes les espèces vivantes, dont les survivantes accèdent au prochain stade évolutif. Bonnet a été le premier à employer le mot - évolution - dans un contexte biologique. Dans son - Essai de psychologie - (1754) ainsi que dans - Essai analytique sur les facultés de l'âme - (1760), il avait déjà entrevu la psycho-physiologie.

TyphloPensée

« L'amour n'est pas aveugle, il est atteint de presbytie. La preuve c'est qu'il ne commence à distinguer les défauts que lorsqu'il s'éloigne. »

Miguel Zamacoïs

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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