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Jeudi 11 mars 2010 à 17:43:05 HnE | ||
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Le Typhlophile / IMPACTS DÉVELOPPEMENTAUXDE La DÉFICIENCE VISUELLE ET MOYENS D'INTERVENTION
IMPACTS DÉVELOPPEMENTAUX DE La DÉFICIENCE VISUELLE ET
MOYENS D'INTERVENTION Le développement de l'enfant repose essentiellement sur une interaction riche et continue avec son environnement social et physique. La vision joue un rôle de premier plan dans cet échange puisqu'elle motive et guide l'enfant dans son exploration. De plus elle permet l'intégration de l'ensemble des expériences sensorielles. La vision constitue un véhicule d'information très puissant puisqu'on considère que 80% des informations parviennent par ce sens. L'enfant privé de vision dès la naissance doit donc s'approprier la réalité qui l'entoure par les autres sens dont il dispose. L'impact développemental de la déficience visuelle s'effectue à trois niveaux : la quantité et la qualité de la stimulation sensorielle, le développement des concepts et la communication. Il n'y a pas de compensation magique par les autres sens et l'enfant aveugle est donc à risque sur le plan développemental. Les différentes études qui ont porté sur les caractéristiques développementales de l'enfant aveugle ont permis d'identifier des différences dans le rythme d'acquisition d'habiletés spécifiques. Ces différences touchent, entres autres, les habiletés locomotrices, la motricité fine, la connaissance du schéma corporel et les habiletés spatiales. L'enfant aveugle est donc sujet à présenter desretards d'acquisition dans ces différentes sphères de développement. Il faut cependant être vigilant à ne pas tomber dans une démarche de comparaison avec des normes propres à l'enfant voyant. La perspective doit en être une de différences et non de déficits. On parle alors d'une normalité distincte où le cadre de référence rend justice à l'enfant qui explore son monde avec quatre sens. La population d'enfants avec une déficience visuelle est extrêmement hétérogène et toute généralisation est très hasardeuse. L'analyse du fonctionnement de l'enfant doit se faire sur une base individuelle afin de tenir compte des nombreux facteurs qui déterminent l'importance de l'impact développemental de la déficience visuelle. C'est la prise en considération et l'intervention sur ces variables qui favorisera le développement maximal des capacités visuelles, motrices et cognitives de l'enfant, sa capacité d'adaptation et son comportement. La première catégorie de variables à considérer relève de la déficience visuelle elle-même : degré de sévérité, évolution, âge d'apparition, etc. En effet, il y a un lien direct entre la gravité de la déficience visuelle et les répercussions sur le développement. Il faut également tenir compte des caractéristiques propres à l'enfant : déficiences associées, tempérament, conditions de vie périnatales, etc. La déficience intellectuelle, par exemple, freine les mécanismes de compensation qui donnent accès à l'information par les autres sens. Il est, cependant, difficile de diagnostiquer les déficits cognitifs légers durant les premières années de vie. En ce sens, il n'est pas souhaitable de le faire durant la période préscolaire sur la base d'un test formel puisqu'un déficit cognitif peut être confondu avec un trouble de l'adaptation, un manque d'expérience, de l'immaturité ou de la rigidité découlant de la déficience visuelle. D'autres variables à considérer sont relatives à l'environnement physique et social dans lequel l'enfant évolue. Ainsi, on doit tenir compte des réactions et du niveau d'adaptation des parents et de la famille élargie. La quantité et la qualité des expériences de vie de l'enfant sont également déterminantes de l'évolution de l'enfant. En effet, au même titre que l'enfant voyant, l'enfant handicapé visuel gagne à être soumis à des sources de stimulation variées sur les plans social et physique. La famille représente le premier contexte de vie où l'enfant accumule des expériences variées. Au fur et à mesure qu'il grandit, les expériences d'intégration dans d'autres milieux de vie vont constituer une source d'apprentissage de première importance. Les centres de réadaptation offrent des services auprès de l'enfant et de sa famille qui visent à minimiser l'impact de la déficience visuelle. Il importe, cependant, que l'enfant vive des expériences d'intégration auprès d'enfants voyants afin de favoriser son développement émotionnel et social et stimuler ses acquisitions perceptuelles et motrices. Les expériences d'intégration durant la période préscolaire sont d'autant plus pertinentes si le milieu familial n'est pas favorable au plein épanouissement de l'enfant : famille monoparentale, enfant unique, conditions socio-économiques faibles. L'intégration en milieu de garderie constitue souvent une opportunité unique pour permettre à l'enfant d'effectuer des apprentissages à son rythme qui vont le préparer à vivre dans un monde de voyant. Selon les besoins de l'enfant et les caractéristiques du milieu de garderie, il sera souvent nécessaire qu'une personne ressource supporte le processus d'intégration au même titre, par exemple, que les professeurs itinérants supportent l'intégration scolaire. Le degré d'implication ainsi que sa durée seront déterminés par les besoins de l'enfant et ceux du personnel en place. La présence d'un enfant avec des différences suscitera possiblement, au début, des réactions de la part des pairs mais les enfants en bas âge ont de grandes facilités d'adaptation et rapidement la curiosité s'estompera. Il en est de même pour ce qui est de la présence de la personne ressource. Comme le souligne l'Office des services de garde à l'enfance dans son document portant sur l'intégration des enfants handicapés, l'intégration est aussi bénéfique à l'ensemble des enfants fréquentant les services de garde. En effet, par ce type d'expériences, ils développent une plus grande connaissance de la réalité des enfants handicapés et, par conséquent, des attitudes plus positives à leur égard. L'intégration en milieu de garderie est une étape importante de l'évolution de l'enfant avec une déficience visuelle. La réussite de cette intégration dépend de la concertation et de l'ouverture des personnes impliquées. La déficience visuelle ne constitue donc qu'un des éléments à considérer dans l'analyse du fonctionnement de l'enfant. C'est l'ensemble des variables mentionnées qui détermineront l'évolution de l'enfant sous les quatre dimensions suivantes :
Pour que l'enfant se développe de façon optimale en exploitant au maximum son potentiel de base, il importe de lui fournir les expériences nécessaires. Il faut surtout avoir confiance en ses possibilités et lui permettre de s'intégrer à part entière dans toutes les activités qui composent l'univers des enfants.
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Fac ut videam (Faites que je vois) Éphéméride du jourAucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui. Saviez-vous que :Valentin Haüy (1745-1822) fût l'un des grands bienfaiteurs des aveugles français au tournant du xixe siècle. Maurice de la Sizeranne a immortalisé son nom en l'associant à plus d'une de ses réalisations, reconnaissant ainsi, la riche contribution de Haüy, pour l'émancipation et l'instruction des personnes aveugles de son époque. TyphloPensée
ÉtymologieTyphlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles. Un clin d'œil vers : |
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