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Info-Doc

Vol. 8. No 3, 1e trimestre 1998


--> Quatre cannes blanches.

Mardi 6 janvier 2009 à 03:48:59 HnE

Meilleurs Vœux pour l'année 2009. Santé, bonheur et prospérité à TOUS.

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Le Typhlophile /

SOMMAIRES D'OUVRAGES

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ACCESSIBILITÉ DU TRANSPORT

L-4324LB-77    Canada. Office national des transports. Entraves à la communication : un aperçu des obstacles auxquels sont confrontés les personnes ayant une déficience qui utilisent les transports aériens : rapport provisoire. Ottawa : Office national des transports, 1996. 78 p. ou 1 v. (193 p.) en braille abrégé complet.

En 1997, l'Office des Transports Canada lançait son document intitulé "Entraves à la communication : un aperçu des obstacles auxquels sont confrontées les personnes ayant une déficience qui utilisent les transports aériens". Cette publication représente, en fait, le rapport provisoire qui découle d'une consultation menée par l'Office de l'automne 1995 au printemps 1996.

L'Office voulait connaître les obstacles auxquels se heurtent les personnes ayant une déficience intellectuelle ou sensorielle dans l'utilisation des transports aériens. À cette fin, l'Office a rencontré plus de 40 groupes de personnes handicapées, dont 17 représentaient des personnes ayant une déficience visuelle.

Le document présente d'abord un résumé des obstacles qui ont été signalés par la plupart des groupes. Par la suite, on trouvera l'état de la situation pour les clientèles ayant une déficience auditive, visuelle ou intellectuelle. À noter que l'Office fait également état des suggestions faites par les personnes consultées pour résoudre ces difficultés. Les consultations menées auprès des personnes ayant une déficience visuelle ont permis d'obtenir plusieurs pistes de solution qui sont rapportées dans le document. En dernier lieu, l'Office des Transports Canada procède à la formulation de recommandations à l'intention des transporteurs en abordant les adaptations qui peuvent être apportées à brève échéance, la formation du personnel de même que les améliorations qui nécessitent une période de temps plus importante. L'Office adresse également des recommandations à l'intention des exploitants aéroportuaires publics ou privés relevant de Transports Canada.

Le document est facile à consulter. Son écriture est accessible et claire quoique certains termes gagneraient à être mieux définis. Par exemple, on retrouve l'expression "document sur support de substitution" sans préciser ce que sont ces supports.

Par ailleurs, plusieurs difficultés on été signalées ayant rapport à l'accès à l'information et à la formation du personnel. Or, l'Office de Transports Canada a publié une politique en rapport à la formation du personnel en 1995. Il aurait été intéressant, pour le lecteur, que l'Office compare les données qu'il a recueillies en cette matière avec les objectifs fixés dans sa politique.

Malgré ces quelques réserves, ce document représente un bon point de départ dans la réduction, voire l'élimination, des obstacles qui rendent l'utilisation des transports aériens difficile par les personnes ayant une déficience.

Ce document est aussi disponible sur l'Internet à l'adresse suivante : http://www.cta-otc.gc.ca

Y.P.

AUTONOMIE DANS LES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES

L-4242    Kelly-Evrard, Anne ; Fagnart, D. Cécité et autonomie: méthodes et techniques non-visuelles dans le cadre d'un programme d'activités de la vie journalière. Bruxelles : I.M.P. du Prince d'Orange ASBL ; Institut Royal pour enfants Sourds et Aveugles, c1996. 131 p.

S'habiller, se raser, se maquiller, entretenir son ménage, cuisiner sont des actes simples et quotidiens que toute personne réalise pour vivre de manière autonome.

Lorsque la vision est absente, ces activités seront aussi effectuées, en toute sécurité, grâce à un apprentissage de méthodes et techniques spécifiques à la déficience visuelle.

Sans être exhaustif, ce guide se veut un outil de travail, une référence de base pour toute personne, professionnelle ou non, impliquée dans l'éducation ou la réadaptation des enfants, adolescents et adultes ayant une déficience visuelle.

Dans ce livre, l'auteur expose d'une part des techniques propres à son expérience professionnelle auprès d'enfants non-voyants congénitaux et d'adultes non-voyants tardifs, et d'autre part celles proposées dans une importante littérature, principalement américaine, ainsi que du guide "Manger avec aisance" rédigé par l'équipe de l'I.N.L.B.

L'AUTEUR

CONSEIL MULTIDISCIPLINAIRE

L-4262    Le conseil multidisciplinaire en établissement public : diversité de pratiques et qualité de services : guide à l'intention des centres hospitaliers et des centres d'hébergement et de soins de longue durée / par Me Ghislaine Gosselin ... [et al.]. [Montréal] : Association des hôpitaux du Québec, 1993. 50 p.

Le présent guide propose un cadre de référence général à l'implantation du conseil multidisciplinaire dans un établissement public. Il aborde successivement les caractéristiques structurelles de ce conseil, procède à une analyse sommaire de ses grandes responsabilités et, enfin, traite de questions relatives au soutien de ses activités dans l'organisation.

LES AUTEURS

DESSIN

L-4198    Uldry, Gilles. Image en tête. [Genève : L'auteur], 1995. 254 p.

L'auteur est artiste et enseignant au Centre des Libellules, une école qui dispense aux enfants aveugles et mal-voyants les outils nécessaires en vue d'une intégration dans une école régulière.

Fasciné par les images des jeunes qui fréquentent son atelier, Gilles Uldry nous relate ses rencontres avec Bruno, Ange, Marie-Pierre, Anne et Julien. À travers leurs dessins et leurs modelages, l'auteur découvre un monde différent, un monde tactile, résultat du vécu des jeunes ayant une déficience visuelle, de l'ensemble de tout ce que leurs doigts ont déjà rencontré et "entendu" et des solutions qu'ils ont découvertes pour pallier les carences de leur cécité.

Il en conclut que l'apport pédagogique doit permettre de perfectionner le toucher en tant qu'un des moyens au service de l'intelligence des enfants aveugles et mal-voyants. Les oeuvres présentées dans ce livre montrent de très belles images authentiques et personnelles produites par ces enfants. On perçoit la non-intervention de l'auteur dans la démarche créatrice des jeunes et des adolescents.

L.S.

DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT

L-4199    Nielsen, Lilli. Space and self : active learning by means of the little room. Copenhagen : SIKON, 1992. 112 p.

Si vous lisez l'anglais et que vous vous intéressez au développement de l'organisation spatiale chez l'enfant, ce livre est pour vous!

Dans le premier tiers, on nous rappelle les grandes lignes de ce développement chez le jeune enfant et pourquoi il y a des retards chez l'enfant déficient visuel ou multi-déficient. C'est un exposé clair et utilisant un langage accessible à tous.

Ces chapitres amènent bien la deuxième partie l'avènement du "little room". Les "comment" et les "pourquoi" sont bien explicités et les résultats escomptés par l'utilisation de cet outil sont accompagnés d'exemples et de photos concluants. Pour terminer, Madame Nielsen nous apporte des exemples et des idées d'activités à poursuivre lorsque le concept de l'objet est acquis.

Bonne lecture

H.D.

EMPLOI ADAPTÉ

L-4144    Bradfield, Anna L. ; Tucker, Laurel A. Workplace visual functioning assessment for job modification and accommodation : a state-of-the-art paper. [S.l.] Mississippi State University, Rehabilitation Research and Training Center on Blindness and low vision ; Philadelphia, Pa. : Institute for the Visually Impaired, Pennsylvania College of Optometry, 1988. 38 p.

La maintenance, l'avancement et l'accessibilité au travail pour les personnes ayant un handicap visuel est conséquent à des facteurs personnels et environnementaux. Malheureusement, des statistiques démontrent que moins d'un tiers des personnes ayant un handicap visuel et en âge de le faire travaillent ou se cherchent activement un emploi.

Ainsi, la raison de ce document est d'examiner spécifiquement trois zones d'évaluation au travail. C'est-à-dire : 1) l'analyse de l'environnement visuel et physique du travail à accomplir ; 2) les habiletés et les limitations visuelles de l'individu et 3) la compatibilité de la personne avec les différentes composantes de son emploi et à quel niveau elles sont affectées par l'importance de la vision pour accomplir la tâche et par la déficience visuelle de l'individu.

Dans le premier tiers du document, la lecture porte sur l'importance de l'évaluation de la pathologie (difficulté visuelle), des capacités réelles de la personne et du fonctionnement visuel de l'individu.

Le deuxième tiers du document présente un bilan sur l'analyse du travail demandé et les pré-requis visuels nécessaires face aux différentes composantes de l'emploi.

Le troisième tiers du document est quant à lui un relevé sur l'observation de l'individu dans son milieu de travail, l'évaluation des éléments et des obligations du travail exigé, les modifications ou accommodations pouvant être apportées pour rendre la tâche accessible à la personne handicapée visuel et l'évaluation de l'importance de ces modifications ou accommodations. Enfin, la conclusion et les recommandations proposent des solutions à la problématique soulevée par le document.

E.R.

INTÉGRATION AU TRAVAIL

L-4263    Lazure, Denis ; Bertrand, Jean-Louis. L'intégration au travail des personnes handicapées : objectifs et orientations. [Drummondville] : Office des personnes handicapées du Québec, 1997. 26 p.

La loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées, adoptée en 1978 par l'Assemblée nationale et créant l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), accorde beaucoup d'importance aux mesures favorisant l'intégration des personnes handicapées au marché du travail.

L'OPHQ doit, pour faciliter l'atteinte de cet objectif de la société québécoise, coordonner et promouvoir auprès des organismes publics et privés le développement et le maintien des services répondant aux besoins des personnes handicapées. De plus, l'OPHQ doit voir à la préparation, à la demande d'une personne handicapée, d'un plan de services personnalisé lui permettant de réaliser son intégration scolaire, professionnelle et sociale.

Ce plan peut comprendre un programme de formation générale et professionnelle ainsi qu'un travail rémunéré. Pour soutenir l'accès au marché du travail pour les personnes handicapées, l'OPHQ a le mandat de surveiller l'élaboration et l'application des plans d'embauche, d'octroyer des contrats d'intégration professionnelle (CIT) et de reconnaître et de soutenir financièrement les Centres de travail adapté (CTA).

LES AUTEURS

INTÉGRATION SCOLAIRE

L-4191    Association québécoise des parents d'enfants handicapés visuels. Les élèves ayant une déficience visuelle, parmi nous plus que jamais! : mémoire [présenté à ] la Commission des États généraux sur l'éducation. Montréal : Association québécoise des parents d'enfants handicapés visuels, 1995. 28 p.

Ce mémoire a été inspiré des réalités vécues par les jeunes vivant avec une déficience visuelle et leurs parents, membres de l'AQPEHV. Il constitue également le prolongement des actions menées en éducation par l'association depuis sa fondation en 1980. Il est donc inspiré des trois positions scolaires déjà prises et des récentes expériences de concertation de l'AQPEHV avec différents groupes des milieux scolaires.

Le texte vise la reconnaissance pleine et entière par tous les intervenants concernés du droit pour tous les enfant à l'éducation incluant les enfants ayant des limitations fonctionnelles.

Le droit à l'éducation dans son sens le plus large en regard de l'accessibilité à l'éducation, en regard de la qualité des programmes académiques, de la qualité des interventions éducatives et de la considération pour les habiletés sociales à développer. Les parents ont des attentes fermes, importantes et légitimes face à cette mission de l'école.

L'école doit permettre aussi aux jeunes vivant avec une déficience visuelle de développer leurs forces et leurs capacités comme tous les autres jeunes de leur âge, et cela, dans un objectif commun d'une meilleure contribution sociale par la suite.

LES AUTEURS

MÉDIa SUBSTITUT

L-4337    Québec. (Province). Comité technique interministériel sur le livre adapté. État de situation sur la production et la diffusion du livre adapté : rapport. [Drummondville] : Office des personnes handicapées du Québec, 1997. 74 p.

Précisons d'entrée de jeu que cette publication produite par le Comité technique interministériel sur le livre adapté au Québec était fort attendue dans le milieu de la déficience visuelle tant la problématique du livre adapté a fait l'objet de débats animés au cours des dernières décennies. Composé de représentants de trois ministères impliqués dans le financement de la production et de la diffusion du livre adapté, le Comité est coordonné par l'Office des personnes handicapées du Québec et a pour mandat de préparer une démarche de choix et de concertation auprès des organismes et associations concernées.

En première partie du document, on énumère succinctement les divers éléments de la problématique du livre adapté. Pour n'en citer que quelques-uns : diversité des supports, accessibilité de l'information, augmentation de la demande, coordination de la production, mandats et clientèles des lieux de diffusion, sources de financement, etc. Dans la seconde et dernière partie, le Comité discute des différents scénarios d'organisation des services et d'interventions susceptibles de favoriser une amélioration des services et le développement du livre adapté.

Ce qui se dégage, entre les lignes, c'est que malgré qu'il y avait eu consensus depuis belle lurette sur la nécessité de créer un guichet unique en vue d'améliorer les services et de rationaliser les ressources existantes, l'on ne s'était véritablement jamais entendu sur le comment, chacun prêchant pour, ainsi dire, pour sa paroisse...

D'ailleurs, ce ne serait pas un secret de Polichinelle d'affirmer que le dossier est politique ! Sachant que le bassin de la clientèle francophone desservie est tout de même restreint, quelque 4 200 usagers selon les données fournies dans le présent rapport, il y a lieu de s'interroger sur la pertinence de l'existence de multiples enseignes dans le domaine du livre adapté. À cet effet, le rapport fait état de cinq organismes spécialisés dont trois recevaient, en 1995-1996, près de 1.5 millions au total des ministères québécois de la Santé et des Services sociaux, de la Culture et des Communication ainsi que l'Éducation. Au cours de cette même période le fonds documentaire de l'ensemble des organismes concernés s'est accru de près de 600 nouveaux titres.

À l'heure où le gouvernement Bouchard a annoncé l'injection de 75 millions pour un projet de grande bibliothèque qui verrait le jour à l'aube du prochain millénaire, les représentants du Comité n'ont pas manqué de saisir cette occasion pour recommander l'intégration des services et ressources spécialisés à l'intérieur de cette future mégastructure. Ainsi, soulignent-ils dans l'introduction de la deuxième partie du document, cela aurait pour effet de doter la communauté aveugle d'une bibliothèque insérée dans le réseau régulier et de créer un lieu culturel de promotion du livre adapté.

La concentration des ressources et des expertises en un seul lieu est souhaitée voire même fortement appuyée par le Comité. Comme il s'y attendait, ce scénario privilégié n'a pas obtenu l'assentiment des organismes et associations du milieu. C'est que la création d'une nouvelle entité gérée par ... une nouvelle structure de coordination impliquant inévitablement la perte d'identité des deux institutions majeures, en l'occurrence la Bibliothèque de l'Institut Nazareth et Louis-Braille et La Magnétothèque, est loin de susciter l'enthousiasme! Chose certaine, quelle que soit l'orientation qui sera prise, il ne faudrait jamais perdre de vue l'Usager. Doit-on croire qu'il sera mieux servi dans le giron d'une si grande institution ? Curieusement, tout cela me ramène immanquablement au classique de gestion écrit par Schumacher et qui s'intitule «Small is beautiful»

L.L.

ORIENTATION ET MOBILITÉ

L-4232 DIS-21 LB-82    Hall, Gisèle ; Ratelle, Agathe ; Zabihaylo, Carole. Vers une nouvelle définition du signal sonore. Longueuil Institut Nazareth et Louis-Braille ; Montréal : Montreal Association for the Blind, 1996. 92 p. ou 1 disquette + 1 v. en braille abrégé complet et en braille graphique.

Depuis déjà plusieurs années, des signaux sonores sont installés dans différents pays afin d'aider les personnes ayant une déficience visuelle à traverser une rue à des intersections régies par des feux de circulation. Leur utilisation a suscité et suscite encore beaucoup de controverses parmi les usagers potentiels et les spécialistes en réadaptation.

Depuis 1988, les usagers, les spécialistes en orientation et mobilité et les représentants des villes de Montréal et de Québec, ont eu à prendre position sur la question des signaux sonores. Cette position s'est clarifiée à la suite de recherches plus approfondies. Des principes d'utilisation et de fonctionnement sont maintenant dégagés à l'échelle provinciale et font l'objet d'un consensus auprès des spécialistes oeuvrant dans les centres de réadaptation et auprès des principaux organismes de promotion (INCA, RAAMM, RAAQ). De façon générale, tous les intervenants s'entendent pour favoriser l'utilisation des méthodes conventionnelles pour traverser les rues. On s'accorde ensuite pour ne promouvoir l'installation de signaux sonores qu'en dernier recours et moyennant des conditions qui garantissent la sécurité des personnes qui les utilisent. Finalement, tous désirent que le système à préconiser soit uniforme à travers le Québec et qu'il crée le moins de gêne sociale possible.

Le présent document fait état des accords de principes établis récemment entre les différents intervenants. Grâce à celui-ci, les auteures espèrent sensibiliser les ministères, les villes et les organismes décideurs pour que soient définies des politiques claires et uniformes en matière de signaux sonores qui garantissent la sécurité des personnes les utilisant.

LES AUTEURES

L-4243    O'Mars, Barbara. Pathways to independence : orientation and mobility skills for your infant and toddler. New York : Lighthouse National Center for Vision and Child Development, c1989. 14 p.

Ce document s'adresse aux parents afin de les aider à jouer un rôle essentiel dans le développement de l'orientation et de la mobilité de leur jeune enfant ayant une déficience visuelle. On présente d'abord une variété de jeux et d'activités pour encourager l'exploration. On aborde ensuite le développement des sens le toucher, l'odorat, le goût, l'audition et le résidu visuel. Les autres parties du document traitent du schéma corporel, du développement des concepts, de la permanence de l'objet et du développement moteur. On explique aussi l'importance des points de repère et on propose des moyens simples pour encourager l'autonomie dans la mobilité.

Les activités proposées sont simples et s'intègrent bien dans le quotidien des parents. Certaines activités ou moyens nous semblent particulièrement intéressants et innovateurs dans certains cas. Les jeux présentés sont variés et permettent des situations d'apprentissage intéressants.

L.C.

PLAN DE SERVICES

L-4280    Séminaire de sensibilisation à la démarche du plan de services individualisé : guide de participation / réalisation, Monique Thériault, Claude Comtois et Claude Armand. [Québec : Ministère de la Santé et des Services sociaux], 1993. 164 p.

Ce séminaire a été élaboré par le Service de formation aux adultes du Cégep de Saint-Jérôme. Cette production fait suite à une commande du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Il vise à soutenir l'implantation du plan de services individualisé (P.S.I.) en permettant aux intervenants et intervenantes du réseau et des groupes communautaires d'en comprendre le sens, de connaître les données de base de sa mise en oeuvre et d'en expérimenter les multiples aspects. Il a été approuvé par un comité directeur, qui regroupe des responsables au Ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que des représentants de Conseils régionaux de la santé et des services sociaux.

LES AUTEURS

PRÉ-ÉCRITURE

L-4240    Comtois, Louise. Effets d'un programme de communication écrite sur la conscience de l'écrit de jeunes ayant une déficience visuelle : essai. Sherbrooke : Université de Sherbrooke, 1997. ix, 106 p.

Professeur à l'École Jacques-Ouellette, l'auteure s'intéresse depuis longtemps à la communication écrite tactile et symbolique. Sa recherche, présentée pour l'obtention de son diplôme de Maîtrise en éducation spécialisée, vise à comprendre comment les enfants ayant une déficience visuelle parviennent à saisir les différents concepts reliés à la communication écrite. Pour ce faire, elle a conçu et réalisé un nouveau matériel de communication écrite sous forme de symboles tactiles.

Dans un premier temps, elle présente les caractéristiques d'apprentissage chez l'enfant ayant une déficience visuelle, une définition de la conscience de l'écrit et les moyens utilisés pour en faire l'évaluation.

Après une revue de la littérature dans les différents domaines reliés, elle décrit la méthodologie puis présente et analyse les résultats obtenus lors des mesures précédant et suivant l'expérimentation du programme.

Dans sa conclusion, l'auteure note une légère amélioration de la conscience de l'écrit chez les enfants ayant expérimenté le programme, mais précise que le petit nombre de sujets ne peut permettre de généraliser les résultats.

C.H.

PSYCHOLOGIE DÉVELOPPE MENTALE

L-4201    Guidetti, Michèle ; Tourrette, Catherine. Handicaps et développement psychologique de l'enfant. Paris : Armand Colin/Masson, c1996. 189 p.

Les auteurs désirent présenter "de façon claire et didactique les connaissances de base sur les différents handicaps et leur retentissement sur les différents secteurs du développement psychologique de l'enfant". On essaie également de "dresser un état actuel le plus complet possible de la recherche sur le développement psychologique de l'enfant handicapé".

Le premier chapitre définit les différents handicaps et relève les problèmes liés à l'évaluation du développement psychologique des enfants handicapés. On y trouvera aussi des éléments sur le dépistage et la prise en charge ainsi que des statistiques en ce qui a trait aux clientèles françaises. Les trois chapitres suivants traitent des handicaps moteurs (infirmes moteurs cérébraux, handicaps d'origine non cérébrale), des handicaps sensoriels (déficience auditive, déficience visuelle) et des handicaps mentaux (déficience mentale, trisomie 21, autisme). Chacun de ces chapitres aborde, selon le cas, la description des troubles, l'étiologie, les troubles associés, le développement psychologique, la prise en charge par le domaine scolaire ou le domaine social (intégration et services). Le dernier chapitre traite de l'accueil de l'enfant handicapé dans sa famille et dans les différentes structures spécialisées (en France).

Comme les auteurs le précisent, cet ouvrage traite de la situation en France et fait référence à des ouvrages francophones. Un index thématique facilite la recherche dans des domaines précis. Le livre peut sembler dense au premier abord mais la lecture se fait facilement. C'est un document intéressant qui présente plusieurs facettes de chaque déficience, qui résume de façon claire les impacts sur le développement des enfants permettant une compréhension rapide. Cependant l'ouvrage ne nous semble pas, du moins dans le domaine de la déficience visuelle, aller en profondeur.

L.C.

L-4200    Rogow, Sally M. Helping the visually impaired child with developmental problems : effective practice in home, school, and community. New York : Teachers College Press, c1988. 201 p.

Ce livre s'adresse aux enseignants, aux éducateurs et aux parents qui interviennent auprès de jeunes atteints d'un handicap visuel, physique et neurologique.

L'auteur fait ressortir l'importance de l'interaction sociale et environnementale dans tous les domaines de l'apprentissage. Le rôle des intervenants est donc de stimuler, d'encourager le développement mental au maximum de ses capacités. Pour y arriver, elle aborde le sujet de l'intervention précoce. Puis, elle présente le schéma corporel, le langage et la communication et les jeux. Elle présente aussi des aides mécaniques et techniques dont les jeunes peuvent bénéficier. Finalement, l'auteur situe le jeune dans la vie scolaire et sociale qui le conduiront vers les décisions du monde adulte.

Tout en présentant un contenu théorique, cet ouvrage renferme des ressources ou des exemples très intéressants. C'est aussi un outil de référence qui peut s'avérer fort utile.

C.D.

PSYCHOLOGIE DU JEU

L-4235    Rogow, Sally M. ; Hass, Julia L. Shared moments learning games for children with disabilities. Greensboro, N.C. : Tudor, c1993. 64 p.

Ce livre s'adresse aux parents et aux intervenants cherchant des activités ludiques répondant aux besoins des jeunes enfants vivant avec une déficience visuelle. Il tire son titre de la conviction des auteurs à savoir que les moments de jeux, de communication ou d'expérimentation partagés par l'adulte avec un enfant deviennent des "clefs magiques" ouvrant les portes de la connaissance. Les auteurs présentent des activités visant à stimuler, encourager et faire participer les enfants ayant une déficience visuelle associée à des déficiences motrices, des retards dans le domaine du langage, des habiletés sociales ou des habiletés cognitives.

L'introduction situe brièvement le rôle des activités ludiques dans la vie du bébé et du jeune enfant ; on y offre aussi quelques conseils d'intervention. Les activités sont ensuite présentées en quatre sections. D'abord les jeux visuels, qui sont subdivisés en trois parties : voir, voir et toucher, voir et agir. Les activités suggérées cherchent à bâtir chez le jeune enfant la conscience de l'environnement, l'intérêt à regarder, l'habileté à faire des poursuites visuelles et à utiliser l'ensemble des habiletés visuelles acquises. La deuxième section présente des activités ludiques visant le développement des habiletés manuelles. Des jeux d'écoute font l'objet de la troisième section : écouter, regarder et écouter, agir. Enfin la dernière section traite de la communication et du langage.

Ce petit manuel est simple à comprendre et les activités suggérées peuvent souvent se réaliser à travers les routines quotidiennes des parents ou des intervenants en garderie. Le matériel utilisé est généralement facile à se procurer s'il ne se trouve pas déjà à la maison. Les explications précédant chaque section aident l'adulte à bien saisir les objectifs poursuivis et précisent aussi les comportements possibles des enfants. Ces éléments favorisent probablement une meilleure qualité d'intervention de l'adulte.

L.C.

SENSIBILISATION

L-4284    Try to see it my way : exploring issues of sight and blindness in a global context / by Martin Bradbury ... [et al.]. Birmingham, England : Development Education Centre, c1995. 60 p. + 1 cassette sonore : 2 pistes.

Ce document contient beaucoup de matériel intéressant proposé aux enseignants d'élèves voyants ou d'élèves ayant une déficience visuelle afin de les sensibiliser à la déficience visuelle "chez soi" et dans différents pays. Ainsi, le premier chapitre intitulé: "Comment c'est d'être déficient visuel" suggère différentes activités d'écoute, d'arts plastiques, de communication ou encore d'éducation physique à faire vivre afin de mieux comprendre le fonctionnement d'une personne ayant une déficience visuelle. Le chapitre suivant présente les besoins des enfants en général ainsi que ceux des enfants ayant une déficience visuelle : à l'école, dans les temps libres, les sorties, rester en santé. Enfin la dernière partie fait connaître l'expérience des gens du Kenya et de la Sierra Léone où l'on trouve une maladie oculaire appelée la cécité de la rivière.

L.C.

SERVICE DE RÉADAPTATION

L-4261    Ampleman, Line ; Lauzon, Anne. Centres hospitaliers et établissements de réadaptation : partenaires pour la complémentarité des services de réadaptation : une vision et des actions intégrées. [Montréal] : Association des hôpitaux du Québec ; Fédération de la réadaptation en déficience physique du Québec, c1997. 42, [18] p.

La recherche d'une plus grande complémentarité entre les dispensateurs de services est un objectif majeur de la transformation actuelle du réseau de la santé et des services sociaux. De plus, l'amélioration de la continuité des services sous-tend les efforts d'organisation régionale par programme clientèle.

Les établissements de réadaptation pour les personnes ayant une déficience physique, soit une déficience auditive, motrice, de la parole ou du langage ou visuelle, se préoccupent depuis de nombreuses années de la complémentarité des services requis par leur clientèle cible. Les centres hospitaliers partagent également cette préoccupation.

Ce document se veut un outil de réflexion qui présente des balises provinciales quant aux rôles respectifs des CHSGS et des établissements de réadaptation, à partir d'une description des différentes clientèles requérant des services de réadaptation et des attentes de chacun des partenaires. Il propose des pistes d'action pour l'amélioration de la continuité et de la complémentarité des services. Il approfondit également des préoccupations partagées par les deux groupes d'établissements telles que des problématiques particulières à certains groupes de clientèle pour lesquels des enjeux majeurs sont identifiés, en termes de dispensation des services requis et il propose un certains nombre de solutions. Plus encore, ce document propose un langage commun entre les deux groupes d'établissements par des définitions de concepts dont, entre autres, les notions de première, de deuxième et de troisième lignes pour chacun des secteurs diagnostic-traitement, adaptation-réadaptation et intégration ou maintien dans le milieu. Il s'agit donc d'un document qui sera utile dans le cadre des discussions entre les établissements concernés, mais qui devra cependant être adapté aux réalités propres de chaque région.

LES AUTEURS

VITESSE DE LECTURE

L-4220    Jacques, Jean. La vitesse de lecture des élèves ayant une déficience visuelle lisant à la télévisionneuse. Sherbrooke : Université de Sherbrooke, 1996. 114 p.

Le projet de recherche porte sur la vitesse de lecture des élèves ayant une déficience visuelle qui utilisent une télévisionneuse pour lire. Le protocole de recherche s'effectue avec 46 élèves ayant une déficience visuelle classés au primaire et au secondaire. L'analyse statistique de cette recherche descriptive révèle que, même à la télévisionneuse, ces élèves lisent plus lentement que les élèves voyants, que leurs habiletés en lecture ne croissent pas nécessairement avec l'usage de l'appareil et que la compréhension des textes lus à la télévisionneuse peut être compromise.

Cette nouvelle recherche vient enrichir l'expertise québécoise dans le domaine de la déficience visuelle. Les recherches antérieures, faites aux États-Unis entre les années 1966 et 1994, ne correspondaient pas nécessairement à la réalité de la réadaptation des personnes ayant une déficience visuelle vivant au Québec. Ce document offre maintenant des éléments concrets permettant de mieux connaître et comprendre la problématique de la lecture à la télévisionneuse des élèves québécois de langue française. On y retrouve également des normes de vitesse de lecture dans chacune des classes du primaire et du secondaire. Les nombreux tableaux et figures permettent une saisie rapide des résultats de recherche et l'ensemble du document est facile à lire.

L.C.

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L'Info-Doc · Le sommaire · Les thèmes
*** L'Info-Doc pour W3 est préparé par Le Typhlophile ***

Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 6 janvier de l'an de grâce 1852. Décès de Louis Braille, inventeur de l'alphabet braille.

Saviez-vous que :

Le système braille est le résultat de nombreuses recherches de la part de son auteur, mais on peut dire que, dès 1825 alors que Louis Braille n'a que 16 ans, la partie essentielle de son système est conçue.

TyphloPensée

« L'œuvre se situe dans l'œil de celui qui regarde. »

MARCEL DUCHAMP

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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