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Festival de cinéma accessible

Quatre cannes blanches.

Mercredi 10 mars 2010 à 12:32:55 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels au Québec

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Photographie d'une machine Thermoform.
L'appareil, usuellement nommé Thermoform, est utilisé pour reproduire des dessins ou graphiques en relief. Sous l'effet de la chaleur, le papier plastifié, spécialement conçu, prend le relief de la maquette sur laquelle il est placé.





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Le Typhlophile / LaCriée / Festival de cinéma accessible

29 novembre 2003

Chers Amis,

J'ai le plaisir de vous faire parvenir le programme du Festival Retour d'Image.

Il se tiendra du 3 au 9 décembre au cinéma MK2 Bibliothèque à Paris. Il a pour thème La Représentation du Handicap à travers l'Histoire du Cinéma. Il s'agit d'un Festival grand-public organisé dans le cadre de l'Année Européenne du Handicap.

Les personnes aveugles pourront assister à des séance audiodécrites. Des films en version originale seront également accessibles par la lecture des sous-titres et par des descriptions succintes. Des casques infrarouges seront à leur disposition pour profiter de toutes ces projections.

J'espère que vous viendrez nombreux assister à cet évènement et que vous pourrez diffuser l'information autour de vous et sur vos listes de discussion respectives.

Ouiza

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Festival RETOUR D'IMAGE : cinéma et handicap

Acteur de L'année européenne des personnes handicapées

Du 3 au 9 décembre 2003, la Compagnie du 3eme OIL présente une rétrospective de films sur la représentation des personnes handicapées à travers l'histoire du cinéma, au MK2 Bibliothèque à Paris.

L'équipe de programmation, constituée de professionnels du cinéma et des médias -dont plusieurs sont concernés directement par le handicap- propose à chaque séance des courts et longs-métrages, accompagnés de débats.

1. Films en audiovision :

Vendredi 5 décembre 9h45, Lundi 8 décembre 14h (séance animée par Danièle Moyse, philosophe) :

Kenny (The Kid Brother) de Claude Gagnon (Canada - USa - Japon, 1989) avec Kenny Easterday. Durée : 94 mn, VF (à partir de 10ans).

Kenny a 13 ans, et vit dans la banlieue de Pittsburgh avec ses parents et son grand frère de 16 ans. Dans ses loisirs, à la maison comme à l'école, Kenny se déplace rarement sans son skateboard. Son corps s'arrête au niveau du bassin. Des équipes de télévision sont venues du monde entier pour filmer Kenny avec sa famille. Une fois de plus, une équipe française débarque pour faire un documentaire. Le réalisateur demande à la sour aînée de Kenny de revenir parmi les siens...

Samedi 6 décembre 14h (en présence de Jean-Claude Carrière) :

Tristana de Luis Bunuel (France, 1970) avec Catherine Deneuve, Fernando Rey. Durée : 110 min.

À Tolède dans les années 30, Tristana, 18 ans, est recueillie à la mort de ses parents par son tuteur Don Lope. De plus de 40 ans son aîné (elle l'appelle " mon oncle ") et profitant de sa confiance, il parvient à force d'arguments libertins à faire d'elle sa maîtresse. Mais Tristana rencontre un jeune peintre et se libère de cette emprise. Un jour, une grave maladie la ramène chez Don Lope. Amputée d'une jambe, déçue des hommes, elle devient une autre femme. Luis Bunuel fit produire Tristana hors de son pays, alors sous la dictature de Franco.

Dimanche 7 décembre 14h (en présence du réalisateur) :

La chambre des officiers de François Dupeyron (France, 2000) avec Eric Caravaca, Sabine Azéma, André Dussolier. Durée : 125 min.

Août 1914. Adrien, jeune lieutenant (Eric Caravaca) a le visage arraché par un obus. Il passe la guerre au Val de Grâce, dans la chambre des officiers, une pièce sans miroir où les hommes mutilés comme lui sont regroupés : ils vont se découvrir en se regardant mutuellement. Le réalisateur choisit la voie intimiste pour raconter le lent retour à la vie de ces "gueules cassées" pour qui tout est à recommencer. Dans la première moitié du film il ne nous montre pas le jeune blessé. Une voix intérieure nous renseigne sur le cheminement de ses pensées jusqu'à ce qu'une chirurgie réparatrice lui permette à nouveau de parler. Ce qui intéresse Dupeyron, ce sont les ressources insoupçonnées de l'homme : le lieutenant sans visage va un jour revendiquer sa nouvelle apparence.

Dimanche 7 décembre 19h15 (en présence du réalisateur) :

Un jeu brutal de Jean-Claude Brisseau (1982, France) avec Bruno Cremer. Durée : 85 mn.

Un chercheur en génétique décide d'arrêter sa carrière au moment d'annoncer une grande découverte. Sa fille, âgée d'une douzaine d'années, est paraplégique et vit en institution depuis la mort de sa mère. Il décide de l'en sortir, et de l'éduquer en l'enfermant dans une maison à la campagne, avec une institutrice et un gardien. La jeune fille, d'abord négative et rebelle, tombe amoureuse du frère de son institutrice. Le thème du parcours initiatique, omniprésent chez Brisseau, prend dans son premier film une dimension mystique.

Lundi 8 décembre 21h40 (en présence du réalisateur) :

Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi (France, 2000) avec Olivier Gourmet, Nadia Kaci, Gérald Thomassin, Saïd Taghmaoui. Durée : 95 mn.

Pensionnaire d'une institution pour personnes handicapées, René, quadragénaire provocateur, vit replié dans sa chambre au milieu de posters de charme et de cassettes pornographiques. Sa mauvaise humeur n'épargne personne jusqu'à l'arrivée d'une éducatrice débutante, Julie. René confie à Julie qu'il veut faire l'amour avant que l'évolution de sa maladie ne l'en empêche. Il lui demande de l'aider à obtenir les services d'une prostituée. La question de la sexualité fait alors irruption dans la vie bien réglée du foyer, pour le plus grand bonheur de tous.

Sur le ton de la comédie, Jean-Pierre Sinapi, aborde le désir pour atteindre finalement la question de l'amour. Sans complaisance, avec tendresse pour ses personnages, il met en évidence une réalité sociale : peu de gens ont une vie sexuelle satisfaisante, mais cela se tait ou se cache. Les obstacles ne sont pas forcément physiques.

Mercredi 3 décembre 16h45 :

Rose des sables (Louss) de Mohamed Rachid Benhadj (Algérie, 1989). Durée : 100 mn.

El Oued, une Oasis perdue dans le désert saharien. Moussa, un jeune homme sans bras et avec une seule jambe, vit modestement et heureux avec sa soeur Zineb, qui travaille en usine pour subvenir à leurs besoins. Le vieil Imam l'emploie comme assistant à l'école coranique du village et l'encourage à aller en ville, passer un examen d'entrée dans l'administration. Pendant ce temps, le désert avance et menace d'isoler un peu plus l'oasis. Les jeunes femmes cherchent des maris qui pourraient les emmener au loin... Entre réalisme social et onirisme, le film de Mohamed Rachid Benhadj met en valeur la vie intérieure de son personnage principal, un jeune homme tout en douceur qui n'ose avouer son amour à une jeune fille. Le handicap ici n'est ni une malédiction, ni un attribut symbolique : c'est une épreuve parmi d'autres dans un contexte naturellement rude.

Mercredi 3 décembre 19h15 (en présence d'Emmanuelle Laborit pour la premiere nationale du film) :

Amour Secret de Christoph Schaub, (Suisse allemand, 2001) avec Emmanuelle Laborit. Durée : 90 mn.

Jeudi 04 décembre 10h00 programme de courts-métrages :

La petite vendeuse de soleil de Djibril Diop-Mambety (Senegal, 1998). Durée : 45mn

Dans les rues de Dakar, une petite fille qui se déplace à l'aide de béquilles demande l'aumône pour subvenir aux besoins de sa grand mère. Un jour, bousculée plus fortement que d'habitude par les garçons, elle jure en se relevant de devenir comme eux, crieuse de journaux.

La terre est ronde de Brigitte Coscas (France 2000) Avec Chloé Dumourier Durée : 04 mn

Un après-midi au square pour Chloé, une fillette pas comme les autres. Les enfants de son âge la regardent avec insistance ou l'évitent... elle leur fera néanmoins, un cadeau en partant.

Cousin de Adam Benjamin Elliot (Australie, 1998). Durée : 04 mn 40.

Les souvenir de jeunesse du narrateur qui partagea ses jeux d'enfant avec son cousin hémiplégique.

Better or Worse de Jocelyn Cammack (Grande Bretagne). Durée : 09mn.

Une petite fille qui perd la vue, tente d'imaginer ce que serait son quotidien si elle devenait totalement aveugle. Pour ce faire, elle réalise une série d'expériences.

L'oiseau de Levent Beskardes (France, 2000). Durée : 4 mn.

Un peintre sourd voit par sa fenêtre un pigeon. Il essaie de communiquer avec lui en langue des signes. Le pigeon a sa propre forme de communication.

Jeudi 4 décembre 14h00 (débat animé par l'historien du cinéma Martin Norden) :

Johnny s'en va-t-en guerre (Johnny Got his Gun) de Dalton Trumbo (USA, 1971) avec Donald Sutherland. Durée : 112 mn.

Pendant la première guerre mondiale, un jeune soldat est très gravement mutilé par une explosion. Porté disparu et isolé dans une chambre d'hôpital interdite aux visiteurs, il se retrouve à la merci de médecins militaires qui attendent sa mort probable pour prélever ses organes. Il ne meurt pas. Seule une infirmière va s'apercevoir qu'il tente de communiquer par des signes infimes.

Dalton Trumbo s'est battu trente ans pour porter à l'écran le roman qu'il avait écrit en 1939. Il parvient à nous placer à l'intérieur même de la conscience de Johnny, qui pourtant reste tout au long du film caché à nos yeux, sous un drap. On partage son sort terrible. " Johnny Got his gun " explore les contours de l'humain - ce que nous sommes au delà du corps - et de l'inhumain !

Jeudi 4 décembre 16h45 :

Johnny Belinda de John Negulesco (USA, 1948, noir et blanc) avec Jane Wyman. Durée : 100 mn.

Dans un village de pêcheurs de Nouvelle Ecosse, Belinda, jeune femme sourde et orpheline de mère, vit et travaille sur la ferme de son père. N'ayant jamais appris à communiquer, elle est traitée comme une bête de somme. Arrive un médecin qui connaît le langage gestuel des sourds, qu'il va lui enseigner. Belinda apprend vite et s'ouvre au monde. C'est une révélation non seulement pour son père, mais aussi pour le séducteur sans scrupule du village. Un film qui peut susciter débat sur le statut et les droits d'une femme handicapée dans le contexte des années 40...

Jeudi 4 décembre 19h15 (Soirée animée par le critique Joel Magny) ; Lundi 8 décembre 9h45 :

Miracle en Alabama (The Miracle Worker) de Arthur Penn (USa 1962, noir et blanc) avec Anne Bancroft et Patty Duke. Durée : 107 mn. (à partir de 10 ans).

La lutte acharnée d'une jeune éducatrice déficiente visuelle pour apprendre le langage à la petite Helen, sourde-aveugle de neuf ans, que sa famille a laissée grandir sans éducation. Inspiré par l'autobiographie d'Helen Keller*, célèbre militante pour les droits des femmes et des personnes handicapées, Arthur Penn signe un violent réquisitoire contre l'enfermement des enfants handicapés dans l'ignorance. Ann Sullivan (Anne Bancroft), convaincue que l'accès à la dignité et l'ouverture au monde ne sont possibles que dans la relation à l'autre, puise son énergie dans son propre vécu du handicap : elle a connu l'institution, où l'on enfermait les enfants handicapés avec les fous.

Formellement proche de la Nouvelle Vague, " Miracle en Alabama " bouscula les conventions cinématographiques de son époque. Il demeure un film culte aux Etats Unis.

Vendredi 5 décembre 14h :

Quasimodo, le bossu de Notre-Dame de William Dieterle (1939, USA, noir et blanc) avec Charles Laughton. Durée : 115 mn.

Au XVe siècle à Paris, l'amour du sonneur de cloches Quasimodo pour la gitane Esmeralda. Avant que Dieterle n'adapte le roman de Victor Hugo il existait déjà près d'une demi-douzaine de versions cinématographiques de " Notre Dame de Paris ", dont un long métrage muet de Wallace Worsley (1923) où Lon Chaney campe un Quasimodo repoussant. William Dieterle, dont le tournage coïncide avec le début de la seconde guerre mondiale (1939), centre son film sur le personnage du bossu. Evoquant la scène de flagellation publique il dit : "Quand Laughton a joué la scène et vécu la terrible torture, ce n'était pas une créature infirme qui soulève la compassion de la populace, c'était l'humanité opprimée et asservie qui est en train de vivre la plus terrible des injustice ". Après avoir sauvé et vengé Esmeralda, son Quasimodo, contrairement aux précédentes adaptations, ne meurt pas. Héroïque, il n'en demeure pas moins exclu d'un monde qui ne peut tolérer son apparence.

Artistiquement, Dieterle se souvient de l'expressionnisme des films allemands : la photographie est dominée par des clairs-obscurs oppressants et le montage, rapide, multiplie les plans à la géométrie complexe. Le thème de l'opposition de la laideur et de la beauté est sans cesse soulevé

Vendredi 5 décembre 19h15 :

En chair et en os (Carne Tremula) de Pedro Almodovar (Espagne, 1997). Durée : 99 min.

Un soir Victor, jeune homme naïf de 20 ans, blesse accidentellement un policier. Il passe plusieurs années en prison. a sa sortie il découvre qu'Elena, la femme dont il a rêvé pendant toute son incarcération, vit avec le policier, devenu paraplégique.

Almodovar filme l'animalité du désir, dans ce combat à distance entre un homme jeune et un homme mûr pour s'approprier une femme. Le policier, qui s'est reconverti dans le sport en fauteuil roulant, a conquis Elena par son tempérament généreux et positif. Il l'aide à trouver un équilibre.

Vendredi 5 décembre 22h30 :

Freaks (La Monstrueuse Parade) de Tod Browning (1932, USA). Durée : 64 mn

" Freaks " se déroule au sein d'une troupe de gens du cirque qui gagnent leur vie en exhibant leurs malformations spectaculaires : Hans et Frieda, couple de lilliputiens, Handion l'homme tronc, Johnny qui marche sur ses mains, Violette et Daisy, sours siamoises... Ils ont de bons rapports avec certains de leurs collègues mais subissent aussi de fréquentes moqueries. L'histoire débute quand Hans, héritier d'une fortune importante, est séduit par la belle trapéziste, Cléopâtre. Les amis de Hans vont mettre Cléopâtre à l'épreuve et découvrir ses véritables intentions...

Browning avait reçu de son producteur la commande d'un film d'épouvante censé détrôner " Frankenstein " au box office. Le film, présenté ainsi, fut un échec à sa sortie. Sa force est d'avoir su montrer non pas la monstruosité mais ce que la vie quotidienne et les préoccupations des personnes handicapées ont d'ordinaire. La morale du film distingue cependant les freaks du reste des humains : " en offenser un, c'est les offenser tous".

Samedi 6 décembre 19h15 :

Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? (Whatever happened to Baby Jane?) de Robert Aldrich (USA, 1962, noir et blanc) Avec Bette Davis et Joan Crawford. Durée :132 mn.

Petite, Jane Hudson était l'enfant prodige du Music hall. Sa sour Blanche devint une actrice autrement plus célèbre à l'âge adulte. Devenues vieilles, les deux sours vivent dans une grande maison sombre et gothique dans la plus totale interdépendance. Blanche est devenue paraplégique à la suite, dit-on, d'un accident causé par Jane, qui brisa sa carrière. C'est elle qui gère les finances car Jane n'a plus toute sa tête... Mais un jour, celle-ci décide de reprendre le pouvoir. Tendue d'un bout à l'autre par un suspens psychologique démesuré, la délirante histoire d'une relation bourreau-victime menée par deux grandes comédiennes.

Dimanche 7 décembre 16h45 :

Dance me to my song de Rolf de Heer (Australie, 1998) avec Heather Rose. Durée: 100 mn

La rivalité de deux femmes qui vont se déchirer peu à peu, jusqu'à l'extrême. Madelaine, brune plutôt jolie, désorganisée et lasse d'être célibataire, est l'auxiliaire de vie de Julia, blonde malicieuse, atteinte d'une forme sévère d'infirmité motrice cérébrale. Equipée de technologie de pointe (fauteuil électrique, synthétiseur vocal, ordinateur, télécommandes) , Julia, célibataire elle aussi, a choisi la vie autonome. Elle a néanmoins besoin d'une assistante pour se lever, manger, faire sa toilette. Plutôt mourir que de vivre en institution. Mais lorsque votre aide auxiliaire a décidé de passer ses nerfs sur vous, et prend un plaisir pervers à amener ses amants jusque dans votre baignoire, la tension devient réel. Ce thriller psychologique, écrit par son interprète principale, ne craint pas d'aborder le thème de la violence à l'égard des personnes handicapées. Une œuvre courageuse et sans fard

Dimanche 7 décembre 21h30 (présenté par Martin Norden) :

Retour (Coming home) de Al Hashby, (USA, 1978) avec Jane Fonda et Jon Voight. Durée : 123 mn.

Tandis que son mari, capitaine, part pour le Viêt-nam, Sally (Jane Fonda), femme au foyer belle et insouciante, se porte volontaire dans un hôpital où sont accueillis des soldats blessés et psychiquement meurtris par les atrocités de guerre. Elle y rencontre Luke (Jon Voight), devenu paraplégique et militant pour la paix. Porté par une mythique bande originale (Beattles, Jimmy Hendricks, Rolling stones), ce film n'est pas seulement un pamphlet pacifiste, c'est aussi la belle histoire du désir et d'un amour qui ramènent à la vie.

Mardi 9 décembre 10h00 programme de courts-métrages :

L'albinos (Gombele) de Issa Traore De Brahima (Burkina Fasso, 1994). Durée : 25min

Kalifa, atteint d'albinisme, est élevé par une mère adoptive, Doussou. Lorsque des brigands enlèvent sa vache, Kalifa se lance à leur poursuite. Sa disparition inquiète les enfants du quartier, victimes d'une série d'accidents. Ils se mettent à croire que Kalifa s'est transformé en génie pour les punir, car ils se sont longtemps moqués de lui.

La terre est ronde

(CF. résumé plus haut)

Egypte (Aegypten) de Katrin Resetarits (Autriche, 1999 documentaire noir et blanc) Durée : 10min

Cousin

(CF. résumé plus haus)

Les pinces à linge de Joel Brisse (France, 1997) avec Melchior Beslon. Durée : 22 mn. En audiovision.

Alban, 15 ans, mène la vie de tous les adolescents de son âge, entre l'école et ses camarades de jeux. Il vit sa cécité avec ironie et nonchalance.

Poste n° 55 (Wewnetrzny 55) de Slawomir Fabicki (Pologne, 1997, Documentaire). Durée : 10 mn.

Le quotidien des jeunes pensionnaires d'un centre de rééducation orthopédique, tels qu'ils en parlent dans leurs conversations téléphoniques avec leurs familles.

Mardi 9 décembre 19h15 (en présence d' Evgen Bavcar, photographe aveugle) :

Les Images d'ailleurs de Ralf Zöller (Allemagne1993, documentaire noir et blanc) en collaboration avec Evgen Bavcar. Durée : 86 mn.

Evgen Bavcar, devenu aveugle suite à deux accidents survenus dans son enfance, se dit philosophe d'esthétique, plutôt que photographe. Cet éternel voyageur nous invite à le suivre à Venise, à Paris, au musée, dans sa maison où il ne sait plus si la lumière est éteinte ou allumée, à travers sa galerie d'images intérieures. Sans cesse il photographie : modèles féminins, statues, paysages urbains ou espaces architecturaux... qu'il éclaire à la lampe de poche après les avoir attentivement mesurés et palpés. Ce geste photographique, il l'accomplit pour permettre aux autres d'accéder, dit-il, à la galerie privée dont il est le seul visiteur. " Ces photographies ne sont que des reproductions des images de ma galerie privée ".

3. Autres séances :

Mercredi 3 décembre à 14 h

Témoin silencieux (a Silent Panic) de Arthur Hiller (Court métrage américain muet, noir et blanc, 1960)

avec Harpo Marx. Durée : 23 mn.

Les Lumières de la Ville (City Lights) de Charlie Chaplin (USA, 1931, muet). Durée : 82 minutes

L'inconnu (The Unknown ou The Armless wonder) de Tod Browning (1927, USA, 35mm muet, noir et blanc) avec Lon Chaney, Joan Crawford. Durée : 47 min MUET avec intertitres et musique

Alonzo, lanceur de couteaux (Lon Chaney), aime en secret la belle Nanon (Joan Crawford), fille du directeur du cirque. La jeune femme qui a la phobie des étreintes masculines l'a choisi pour confident parce qu'il n'a pas de bras. En réalité Alonzo est un gangster qui, sous une fausse infirmité, dissimule sa véritable identité ... L'amour le poussera à réellement se faire amputer. Lon Chaney, acteur fétiche de Tod Browning, est bouleversant dans cette parabole cruelle sur la dissimulation et le désir. Son assistant Cojo, est joué par John George, acteur de petite taille.

Vendredi 5 décembre 16h45 (En présence de Josée Manenti et J-P Daniel) :

Le moindre geste de Josée Manenti, Fernand Deligny et Jean-Pierre Daniel (France 1965-70, documentaire sans commentaires en noir et blanc). Durée : 95 mn.

Yves et Richard s'échappent de l'asile et vont dans les collines aux alentours d'un village cévenol. Richard tombe dans un trou. Yves est ramené à l'asile par la fille d'un ouvrier de la carrière. La voix de Fernand Deligny introduit Yves dans le film : " Débile profond, disent les experts. Tel il est dans le moindre geste, tel il est dans la vie de tous les jours que nous menons ensemble depuis dix ans et plus. Tel il est pour nous source intarissable du rire aux larmes, quoiqu'il arrive. Et dans ce film comme dans la vie très quotidienne, porteur d'une parole dont je certifie qu'elle n'est pas la mienne. Peut-on dire qu'elle est la sienne ? Mais pourquoi faudrait-il que la parole appartienne à quelqu'un, même si ce quelqu'un la prend ? "

Samedi 6 décembre 21h30 (En présence du réalisateur) :

Behindert de Stephen Dwoskin (Allemagne, 1975, très peu dialogué) avec Carole Régnier et Stephen Dwoskin. Durée : 96 mn.

Les temps forts de la relation amoureuse d'une jeune femme et d'un homme (le cinéaste) atteint de la polio. Filmé dans la durée, amoureusement et du point de vue de l'homme, le visage de Carole Régnier reflète tous les émotions non dites, de la surprise à la gêne et de la tendresse à la dissimulation qui peuvent surgir, lors d'une relation où l'un des deux est "empêché" (behindert).

Lundi 8 décembre 16h45 (En présence du réalisateur ou des acteurs principaux) :

Rush de Ray Harrison Graham (2000 - 2001 Grande Bretagne, téléfilms en langue des signes), Rush 1 (Durée : 62 mn )+Rush 2 (Durée : 76 mn).

a Londres de nos jours, la vie mouvementée d'un groupe métissé d'étudiants sourds. Chacun se débat à sa manière avec ses problèmes de jeune adulte: Micky se fait arrêter suite à un vol et va séjourner en prison ; Kelly subit le harcèlement de son beau père à l'insu de sa mère ; Adam, l'âme du groupe, féru de vidéo, a des sentiments pour Kelly et ne comprend pas qu'elle le repousse ; Maya, d'origine indienne et pleine d'humour, est la seule à savoir dérider Kelly mais supporte difficilement Mel, qui de son côté cumule les liaisons désastreuses avec des hommes entendants et mariés. Ce téléfilm anglais tourné avec des acteurs sourds en langue des signes, caméra à l'épaule, a été diffusé en feuilletons à une heure de grande écoute par la chaîne anglaise Channel 4. Ce fut un tel succès qu'il en est déjà à sa troisième saison.

Mardi 9 décembre 14h

Naïs de Raymond Leboursier et Marcel Pagnol (France, 1945, noir et blanc, d'après une nouvelle d'Emile Zola.) avec Fernandel. Durée : 127 mn,

Sur la propriété provençale de notables parisiens, dans les années 40, Toine, qui est bossu, aime sans oser le lui dire Naïs, la fille du régisseur Micoulin. Mais Naïs est amoureuse du fils de famille, Frédéric. Celui-ci, lors d'un séjour, la séduit. Micoulin, très possessif, est fou de rage et meurt accidentellement. Toine intervient, malgré son attachement, afin que la jeune fille puisse suivre son amoureux à Paris. Fernandel interprète ici un homme lucide, conscient du sens que les autres projettent sur un handicap comme le sien : punition de dieu, ou bénédiction. Ses paroles résonnent comme une sorte de réponse de Quasimodo et de toutes les personnes stigmatisées par leur différence.

Mardi 9 décembre 16h45 Programme encore indéterminé au moment de la rédaction de ce document.

Mardi 9 décembre 21h 30

Langer Gang de Yilmaz Arslan, (Allemagne, 1993, très peu dialogué). Durée : 73 min,

En Allemagne, un gigantesque centre de réhabilitation pour jeunes handicapés est le théâtre de drames individuels, de rencontres amoureuses clandestines, et de révoltes. L'analogie avec l'univers concentrationnaire est omniprésente dans ce premier film de Yilmaz Arslan, récompensé de nombreux prix. L'architecture labyrinthique du centre, filmée exclusivement de nuit, créé un climat sombre et n'offre aucune issu aux personnages. Mais Nesrin, jeune turque, et son amant Didi, peintre et batteur, ou encore Juana la chanteuse de blues, s'inventent néanmoins des espaces de liberté insoupçonnés. Interprétés par de jeunes acteurs handicapés remarquables, une œuvre provocante, dont on sort bouleversé.

4. Tables rondes :

Table ronde 1 : Samedi 6 décembre à de 11h00 à 13h30

Caractérisation et cinématographie. Partenariat de l'Université Américaine de Paris (AUP).

Pourquoi les personnages handicapés sont " utiles au cinéma " ?

Martin Norden professeur à l'université de Amherst (USA) auteur de The Cinéma of Isolation (Rutgers University press, 1994) ouvrage de référence sur la représentation des handicapés physiques dans l'histoire du cinéma (également traduit en 1998).

Carole Wrona, auteur de la thèse " Images et représentations du nain : une taille au cinéma" chargée de cours à l'IRCAV, Université de Paris 3 Censier

Henri Jacques Stiker, auteur de Corps Infirmes et Société (Dunod 1997)

Jean-Claude Carrière, scénariste ayant collaboré avec Luis Bunuel, auteur de Leçons de Scénario

Table ronde 2 : Mardi 9 décembre, de 19h30 à 21h30 en clôture du festival

Grand débat sur le casting animé par Ouiza Ouyed : l'interprétation des rôles de personnages handicapés

Les invités seront des interprètes, des cinéastes et des producteurs : un directeur de casting, Martine de Clermont Tonnerre productrice de " Du bleu jusqu'en Amérique " et Sarah Lévy auteur du film, elle même touchée par le handicap ; acteurs et figurants du film " Nationale 7 " de Jean-Pierre Sinapi ; acteurs de la compagnie du 3eme Oil Bruno Netter, des acteurs anglais, Emmanuelle Laborit.

L'interprétation d'un personnage handicapé est une aubaine pour un acteur de renommée car elle lui vaut immanquablement un prix d'interprétation décerné à l'unanimité : Dustin Hoffman, Daniel Day Lewis, Emmanuelle Devos ou John Malkovitch ont eu cette chance-là. Or depuis les années 70 d'excellents acteurs handicapés sont devenus célèbres pour le grand public : Emmanuelle Laborit, Pascal Duquenne et Heather Rose pour ne citer qu'eux.

Que font les directeurs de casting pour trouver l'interprète d'un personnage handicapé ?

5. Informations pratiques :

MK2 Bibliothèque : 128-162 Avenue de France, Paris 13eme.

www.mk2.com/retourdimage

Tél. : 08 92 68 14 07

Consultante accessibilité, animation, accueil des publics handicapés :

Pour le public aveugle : Ouiza Ouyed (journaliste, comédienne)

Ouiza@noos.fr

Audiodescripteurs :

Frédéric Gonant, Laurent Mantel, Marie-Luce Plumauzille, Séverine Skierski

Premiers partenaires financiers : L'ANNÉE Européenne des Personnes Handicapées, Voir Ensemble, l'AGEFIPH Ile de France, la DRAC Pays-de-Loire, La Mission cinéma de la Ville de Paris.

Premiers partenaires des tables rondes: The American University in Paris, La FEMIS...

Avec le soutien de la Fédération des Aveugles de France et de l'Association Paul Guinot.

AVEC LE PARRAINAGE DE : Pedro Almodovar, Philippe Adrien, Marc Riboud et Julia Kristeva.

Ouiza Ouyed
Courriel : ouiza@noos.fr

Site Web : www.mk2.com/retourdimage


LaCriée, liste de distribution d'information générale concernant les déficients visuels est membre du partenariat de groupes consacrés à la déficience visuelle.

Pour recevoir dans votre boîte aux lettres ces derniers, lors de leur diffusion, envoyer un courriel à : lacriee-abonnement@yahoogroupes.fr.

 


Dernière mise à jour de cette page :  29 novembre 2003


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 10 mars de l'an de grâce 1862. Bénédiction de la salle d'asile Nazareth par Mgr Bourget de Montréal. Peu de temps après, un premier aveugle s'y présente du nom de : Joseph Gadouas en provenance du Comté de Vermont.

Saviez-vous que :

Maurice de la Sizeranne naquit le 30 juillet 1857 à Tain (France). Il perd la vue à l'âge de 9 ans. Son œuvre est colossale. Mentionnons seulement qu'il est le fondateur de l'Association Valentin Haüy (1889). Il meurt le 13 janvier 1924 à l'âge de 66 ans. Encore aujourd'hui, plusieurs de ses réalisations poursuivent l'œuvre qu'il a amorcé permettant ainsi aux aveugles et amblyopes d'aspirer à une vie active et productive.

TyphloPensée

« L'amour est aveugle et sa canne est rose. »

Serge Gainsbourg

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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