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LOUIS BRAILLE ET COUPVRAY

Quatre cannes blanches.

Mardi 21 novembre 2017 à 08:38:02 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une calculatrice parlante.
Calculatrice parlant français permettant d'effectuer les opérations courantes de calcul. Elle est également munie d'une mémoire, d'alarmes ainsi que des fonctions de Date et Heure.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / LOUIS BRAILLE ET COUPVRAY

Sa maison natale.

Vue générale du village de Coupvray

Une vie aussi exceptionnelle que celle de Louis Braille ne peut évidemment se suffire des quelques pages d'une brochure; et les mille souvenirs et témoignages, contenus en sa maison natale, formeraient, à eux seuls, le sujet de plus d'un volume.

Ces lignes se veulent simplement d'être, pour certains, le rappel d'une visite enrichissante, émouvante aussi. Et, pour ceux qui ne connaissent pas encore Louis Braille et Coupvray, une incitation à venir.


LE VILLAGE DE COUPVRAY

Entre Lagny et Meaux, à quarante kilomètres à l'est de Paris, le village de Coupvray s'étale au versant d'une colline verdoyante, à la limite de la Brie française et de la Brie champenoise. Malgré la proximité de Marne-la-Vallée, il a conservé encore aujourd'hui (1986) l'aspect d'une bourgade rurale. On y voit des toitures à petites tuiles brunes, des cours, des fermes et une place cernée d'arbres, où se regroupent l'église Saint-Pierre (Louis Braille y fut baptisé le 8 janvier 1809), la mairie et le monument, élevé en 1887, surmonté d'un buste de l'inventeur de l'alphabet des aveugles, oeuvre d'Étienne Leroux. Au cimetière communal, le corps de Louis Braille a reposé jusqu'en 1952. On remarque sur la tombe, une urne, où sont conservées des reliques de ses mains, ces mains qui, les premières au monde, effleurèrent les points saillants de l'écriture braille. Alentour, c'est encore la campagne. Là-haut, la ferme du château. Il y a, ici et là, des petits chemins herbeux qui courent sur la pente du côteau, au milieu des jardins et des vergers. Et, dans le bas du pays, un vieux lavoir, à piliers de bois et tuiles moussues, où coulent, murmurantes, les eaux rapides et claires de la Fréminette.

La MAISON DES BRAILLE

La maison de la famille Braille se trouve dans le Coupvray-bas, à l'extrémité d'une petite rue que l'on appelait autrefois le chemin des Buttes. C'est une demeure paysanne solide, massive, construite dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle et restaurée à différentes époques. Plusieurs bâtiments agricoles, dans la cour et de l'autre côté de la rue, appartenaient également aux Braille. Sur la façade donnant sur la cour, une plaque de marbre a été posée en 1952. Le texte, anglais et français, nous dit:

Dans cette maison
est né
le 4 janvier 1809
Louis Braille
inventeur de l'écriture
en points saillants
pour les aveugles.

Il a ouvert
à tous ceux qui ne voient pas
les portes du savoir.

La SALLE COMMUNE

Elle est véritablement le haut-lieu de cette maison, tant par les souvenirs qui s'y rattachent, que par l'architecture intérieure briarde parfaitement conservée. Dès l'entrée, nous voici dans l'atmosphère quiète et chaude, des habitations d'autrefois. Là, vivait dans cette pièce unique, la famille du bourrelier Simon-René Braille, sa femme Monique et leurs quatre enfants: Monique-Catherine, Louis-Simon, Marie-Céline et Louis, le benjamin. Toutes les fonctions essentielles, nécessaires à la vie, sont ici regroupées.

La commune de Coupvray La salle commune. Au fond, le four à pain et l'âtre.

Sous le manteau de la cheminée:

  • L'âtre et son contrecoeur aux armes de France, marqué 1659.
  • Le four à pain, fait de petits tuileaux. Sa voûte passe sous la révolution de l'escalier. On le chauffait avec des sarment secs. Puis, les braises repousssés, on y enfournait tartes et pains.
  • La niche à fromage. La chaleur du four permettait une bonne préparation du célèbre fromage de Brie, avant l'affinage en cave.
  • La porte du grenier. Elle se situe entre l'alcôve et le four à pain. On disait autrefois le "grainier", lieu où l'on entreposait le grain.
  • L'alcôve est typiquement briarde par son encadrement de chêne, décoré de rouelles et d'épis de blé, ces derniers symbolisant la Brie.

À gauche en entrant:

  • L'évier. Les Briards disaient "le lavier". C'est une grande pierre plate, légèrement creuse, où l'on posait le seau de bois. L'écoulement se faisait à travers le mur, directement dans la cour.
  • Le poëlier. Fait de lattes assemblées en croisillons, on accrochait sur ce support, poëles et casseroles. Une niche, au-dessus du lavier, permettait le rangement des pichets, pots et autres ustensiles.

Il faut remarquer aussi dans cette pièce les poutres de chêne du plafond, les portes d'armoire du XVIIIe siècle, la maie où l'on conservait les miches de pain, la bassinoire pour chauffer le lit, la table de chêne, le fusil, la lanterne, la croix et, au-dessus de la porte du grenier, le portrait de Louis Braille, seule photographie du célèbre inventeur.

L'ATELIER DU BOURRELIER SIMON-RENÉ BRAILLE (reconstitution)

Les Braille ont, pendant plus d'un siècle, de père en fils, exercé le métier de bourrelier. Déjà, au début du XVIIIe siècle, Simon Braille, grand-père de Louis Braille, était installé à Coupvray. Il avait pris la succession de son beau-père, Auville, établi en ce village au XVIIe siècle.

On trouve dans cet atelier une partie du matériel et du mobilier, utilisés par les Braille pour l'exercice de leur profession.

  • L'établi de bois, très marqué par le long usage; la chaise typique avec son assise faite de lanières de cuir.
  • Le formoir à colliers. Il permettait de donner la forme au collier, en fonction de l'encolure du cheval.
  • La pince à coudre, que le bourrelier tenait, serrée entre ses jambes, pour maintenir le cuir.
  • Le fer à marquer. Porté au rouge, le fer servait à imprimer, sur la croupe du cheval, les initiales de son propriétaire.
  • Les outils de bourrellerie (couteaux à parer, alènes, rembourroir, gabarits, etc.).

Sur les murs intérieurs:

  • Hotte de vendangeur. Simon-René Braille possédait de la vigne à Coupvray.
  • L'accident, Peinture d'André Harfont.
L'atelier de Simon-René Braille L'atelier (Phot. André Allibe).

On évoque ici le drame qui rendit aveugle le jeune Louis Braille. En 1812, il a trois ans. C'est un enfant rieur. Il aime venir regarder son père manier ces outils mystérieux étalés sur l'établi. Mystérieux et attirants. Un jour, profitant de l'absence de ses parents, il saisit une serpette et essaye de couper un morceau de cuir. Mais ses petites mains sont malhabiles. Le cuir résiste. Brusquement la lame glisse et vient pénétrer dans l'oeil de l'enfant. Rien ne pourra enrayer l'infection. Par sympathie, l'autre oeil sera contaminé. À cinq ans, Louis Braille est entré dans la nuit.

L'OEUVRE DE LOUIS BRAILLE

Quand on évoque l'oeuvre de Louis Braille, il ne faut pas oublier de citer deux hommes qui, à des titres divers, furent ses devanciers. Le premier est Valentin Haüy. Ce philanthrope avait fondé, au XVIIIe siècle, une école pour les aveugles et inventé un alphabet en relief à leur usage. Si Louis Braille a pu entrer dans une institution spécialisée, en 1819, c'est grâce à Valentin Haüy. Le deuxième s'appelle Charles Barbier de la Serre. Capitaine d'artillerie, il avait trouvé une méthode pour correspondre entre officiers, la nuit, par un système de points saillants. Les élèves de l'Institution royale des jeunes aveugles essayèrent cette "Sonographie" qui ne respectait pas l'orthographe et de plus, s'avérait très compliquée. Louis Braille (il avait treize ans) commença ses recherches en s'orientant vers la création d'un alphabet, à partir d'un signe générateur composé de six points saillants. Ce procédé souleva l'enthousiasme des élèves, mais fut repoussé par l'ensemble des professeurs (1826). Ils n'admettaient pas, étant voyants, une écriture qu'ils ne pouvaient directement lire. Il faudra attendre 1844 pour que la direction de l'Institution reconnaisse enfin, en public, lors de l'inauguration des nouveaux bâtiments, boulevard des Invalides, la valeur incontestée du système. Depuis cette date, le braille, adapté à toutes les langues de la terre, est devenu, pour les aveugles, une écriture universelle.

Alphabet en points saillants


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	              a   b   c   d   e   f   g   h   i   j


	              .   .   ..  ..  .   ..  ..  .    .   .
	                  .        .   .  .   ..  ..  .   ..
	              .   .   .   .   .   .   .   .   .   .
	              k   l   m   n   o   p   q   r   s   t


	              .   .   ..  ..  .   ..  ..  .    .   .
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La tablette pour écrire le braille

On a rassemblé, dans la salle consacrée à l'oeuvre de Louis Braille, différents matériels et documents, montrant la naissance de l'écriture en points saillants, son évolution, ses applications.

  • Réglette Barbier (1819)
  • Tablette à cadre fixe en bois (fin du XIXe siècle).
  • Tablette à cadre démontable (fin du XIXe siècle).
  • Appareil raphigraphe, inventé par Braille et Foucault. Il permet de dessiner la forme des lettres de l'écriture courante, par une succession de points. Braille utilisait ce système pour écrire à sa famille.
  • Machine à écrire le braille, fabriquée à Chicago (début du XXe siècle).

Livres écrits en relief linéaire suivant le principe Valentin Haüy:

  • Éléments de la grammaire espagnole, à l'usage des aveugles, par M. Guillié (1819).
  • Manuel d'histoire ancienne (1841).

De nombreux livres, français ou étrangers, imprimés en braille, livres utilisés pour l'enseignement ou l'enrichissement culturel, sont présentés au public. On notera, entre autres titres:

  • Imitation de Jésus-Christ, l'un des premiers livres paru en points saillants (1849).
  • Constitution des États-Unis du Brésil (1946).

Dons et hommages divers reçus au musée Louis Braille:

  • Livre ouvert. Bronze, offert par l'Argentine (1948).
  • Médaille commémorative, frappée par la Monnaie de Paris, à l'occasion du transport des cendres de Louis Braille au Panthéon (1952).
  • Livre d'or, offert par la ville de Chicago (1952).
  • Louis Braille. Sculpture par Raïka (1954).
  • Louis Braille. Miniature sur ivoire de Lucienne Filippi (1966).
L'église de Coupvray L'Église Saint-Pierre

LOUIS BRAILLE À COUPVRAY

Élève, puis professeur à l'Institution royale des jeunes aveugles à Paris, il garda toujours pour son village natal, un attachement profond. Des lettres écrites au raphigraphe, conservées par la famille Lecouvey-Braille, nous montrent l'intérêt qu'il portait à ses parents et à ses amis restés à Coupvray.

Quand la maladie vint sournoisement réduire ses forces et lui imposer de longs repos, c'est ici qu'il tentera de trouver l'impossible guérison. Il se fait alors aménager, dans la demeure familiale, côté rue, une pièce avec cheminée. D'émouvants souvenirs sont réunis aujourd'hui dans cette chambre où il vécut quelques mois de répit, auprès des siens.

  • Prix d'arithmétique. portant la signatnre de Pignier, directeur de l'Institution royale, décerné à Louis Braille.
  • Dominos, provenant d'un jeu lui ayant appartenu.
  • Marie-Thérèse Marniesse, née en 1828, fille de Marie-Céline Braille. Portrait peint.
  • Timbale d'argent aux armes du Vieux Paris, marquée F.G. (Françoise Gronon, soeur de lait de Louis Braille).
  • Assiettes décorées, provenant de chez Louis-Simon Braille (milieu du XIXe siècle).
  • Groupe familial des Marniesse et Maurice. Photographie (fin du XIXe siècle).
  • Pendule de bois à colonnes, souvenir familial des Braille (milieu du XIXe siècle).

Documents des archives communales:

  • Nomination de Simon-René Braille, contrôleur des contributions pour l'an 1813.
  • Passeport pour l'intérieur du royaume, au nom de Monique Baron, épouse Braille.
  • État des élèves de l'école élémentaire de Coupvray. "10. Braille Louis" (23 novembre 1818).
  • Transfert du corps de Louis Braille à Coupvray. Avis de la préfecture de police (9 janvier 1852).

LETTRES DE LOUIS BRAILLE
ÉCRITES AU RAPHIGRAPHE (extraits)

"Paris, le 10 septembre 1847,

Ma chère maman,

Je désire vivement vous revoir. Le séjour de la grande ville m'ennuie et je serai heureux de respirer le grand air de notre pays, de me promener avec vous dans nos vignes (...)".

"Paris, le 15 novembre 1848,

Ma chère maman,

J'ai remarqué avec plaisir que le temps était beau pendant les vendanges, aussi beau qu'on pouvait le désirer, mais aujourd'hui le soleil est bien pâle. La mauvaise saison commence et il faut garder la maison. Quant à moi, je ne sors pas, et pendant que les Parisiens recevaient la neige sur la tête, en allant à la fête de la Constitution, je me contentais d'écouter le canon dans ma chambre bien chauffée (...)".

"Paris, le 5 octobre 1851,

Mon cher neveu et ma chère nièce,

Je viens de mettre, au chemin de fer, une petite caisse de gomme à votre adresse: je souhaite que cela vous préserve des rhumes que la mauvaise saison va vous envoyer (...) (je viens de) passer trois jours à Coupvray et je reviens au boulevard des Invalides pour ne plus le quitter avant l'été prochain (...).

(Il n'y eut pas, pour Louis Braille, d'été prochain, puisqu'il devait mourir trois mois après avoir écrit cette lettre, le 6 janvier 1852).

La VIE QUOTIDIENNE À COUPVRAY
AU TEMPS DE LOUIS BRAILLE

À partir de cette maison, véritable architecture témoin, il nous est possible de recréer la vie quotidienne d'un village au XIXe siècle. Il y a une relation affective entre Louis Braille, sa famille et Coupvray. Des liens se sont tissés avec les habitants du bourg. Liens de l'enfance: Louis a été à l'école communale; ses deux soeurs, Monique-Catherine et Marie-Céline épousent deux garçons du pays, Jean-François Caron et Louis-François Marniesse. Liens civiques: Simon-René, le père, est plusieurs fois nommé à des responsabilités administratives. Liens qui découlent des événements: on subit ensemble la guerre, l'occupation russe. Liens religieux: le baptême de Louis, les fêtes de la liturgie chrétienne, Noël, Pâques, l'Assomption et bien sûr, la Saint-Pierre, fête patronale. Liens aussi de la tradition: les veillées autour de l'âtre chez des voisins amis.

Pour ressusciter ces activités villageoises disparues, ces coutumes anciennes, le Musée Braille présente, en quatre espaces distincts, un ensemble varié d'objets, de documents, d'images, de mobiliers, très révélateurs d'une autre manière de vivre.

La chambre mansardée (ancien grenier):

  • L'enfance, Les jeux, les livres, l'habillement.
  • La religion, les objets du culte, les livres pieux, Saint-Jean Baptiste.
  • Le mariage, le bouquet de la mariée, le coffret à bijoux.
  • La parure, l'habillement d'une jeune Briarde, les coiffes, les foulards.
  • L'ameublement, le buffet, la maie.
  • Le décor de la table, la vaisselle, les verres, les pots.
  • Les travaux ménagers, les fers à repasser.
  • L'imagerie, les portraits, les images colorées vendues par les colporteurs.
  • l'histoire, les moines de Saint Maur, les Rohan, le cardinal Collier, le lutrin.

Le grenier

  • Les travaux des champs, le travail de la terre, la récolte des foins.
  • Les travaux des femmes, la lessive, la fabrication du beurre et celle des paillons pour les fromages de Brie.
  • Le grenier aux souvenirs, la malle, la grille du monument Braille, la porte du XVe siècle, la vis d'escalier, le moine.

La cave

  • Le bûcher, hâches, serpettes, coins.
  • Le tonnellerie, outils divers pour la fabrication et le marquage des tonneaux.
  • La vigne, le travail de la terre, les plantations, l'entretien du vignoble.
  • Les vendanges, la récolte des raisins, hottes, outils de pressoir, fûts, robinets, bouteilles anciennes.

TOUT SAVOIR SUR La MAISON NATALE

Après la mort de Louis Braille et de ses héritiers directs, elle devint propriété des Maurice, Marniesse et Braille, ses nièces et neveu qui la gérèrent en indivision jusqu'en 1878. À cette date, Monsieur Toupet acquiert la maison sur cour et en 1889, des époux Baudin, la maison sur rue. Cet ensemble passe ensuite, à partir de 1898, dans la famille Crapart. Vendue le 29 mars 1952 à l'association "Les amis de Louis Braille" représentée par M. Pierre-Henri Monnet, maire de Coupvray, la demeure des Braille est alors aménagée en musée et ouverte au public. Afin d'obtenir le statut de musée municipal contrôlé par l'état, cette association, le 23 novembre 1956, décide de faire don à la commune, de ses biens mobiliers et immobiliers, tout en recommandant d'en confier la gestion à un organisme international. L'acte notarié, constatant l'accord intervenu entre l'OMPSa (Organisation Mondiale pour la Promotion Sociale des Aveugles) et Coupvray, est signé le 27 juillet 1957.

Depuis cette date, l'OMPSA, devenue aujourd'hui l'UMa (Union Mondiale des Aveugles) veille avec dévouement et fierté sur ce sanctuaire que représente, pour les aveugles du monde entier, la maison natale de leur bienfaiteur. Un comité de gestion(I) assure la liaison avec la direction générale de l'UMa et, en collaboration avec le conservateur du musée, coordonne les différentes visites et manifestations, contrôle l'état du bâtiment, finance les développements muséologiques, règle les frais de gardiennage et veille à la sécurité des biens qui lui sont confiés.

Le buste de Louis Braille Le monument de Louis Braille, oeuvre d'Étienne Leroux (1887)

(I) Ce comité de gestion, appelé le "Comité Louis Braille" se doit de réunir chaque année les fonds nécessaires à l'équilibre de son budget. Si vous désirez participer à cet immense effort pour honorer la mémoire de Louis Braille et mieux faire connaître sa maison natale, vous pouvez envoyer vos dons à: Monsieur le Président du Comité Louis Braille, 58, avenue Bosquet, 75007 Paris.

La préservation de la maison, dans ses structures d'origine, reste le souci majeur du Comité. Il faut assurer la pérennité de ce lieu. L'État l'a bien compris, qui a inscrit, le 8 décembre 1966, cette demeure à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Depuis, les architectes des monuments de France, contrôlent ses restaurations et veillent aux atteintes qui pourraient être portées à son environnement.

On ne doit ni changer le caractère des maisons rurales de la périphérie, ni modifier le site campagnard fait de prés et de vergers, qui la limite à l'ouest. Ainsi Coupvray dans ce bouillonnement d'urbanisme qui risque de le submerger, se trouve protégé sur ce point de son territoire.

La dimension internationale de l'oeuvre de Braille fait que de nombreux étrangers viennent en ce village. Ce sont des Européens, des Américains, des Asiatiques. Les livres d'or du musée sont pleins de leurs commentaires admiratifs. Pour eux, ce lieu est un endroit privilégié de l'histoire des hommes et leur visite en Europe ne pouvait que passer par Coupvray. Dans plusieurs pays, Braille est honoré par des cérémonies particulières. Dans d'autres, le timbre-poste diffuse le célèbre visage aux yeux clos. Des biographies sont publiées où s'inscrit le renom de Coupvray et de son meilleur enfant. C'est dire combien sa maison natale doit être protégée de toute atteinte, car elle appartient, assurément, malgré sa simplicité campagnarde, au patrimoine de l'humanité.

Jean Roblin
Conservateur du Musée Louis Braille.


POUR VENIR À COUPVRAY

Moyens d'accès (de Paris)

  • par autoroute A4, sortie Lagny. Prendre ensuite direction Coulommiers. Après Chessy, première route à gauche.
  • par RN3, Pantin, Livry, Claye. À Claye prendre la N371 jusqu'à Annet, puis la D45, par Jablines et Lesches. Arrivée par Coupvray-bas.
  • par SNCF, gare de l'Est. Descendre à Esbly. Taxis.

Heures d'ouverture

  • Horaire d'été (1er avril - 30 septembre) de 10 à 12 h et de 14 à 18 h. Ouvert tous les jours sauf mardi.
  • Horaire d'hiver (1er octobre - 31 mars) de 14 à 17 h. Ouvert tous les jours sauf mardi (vendredi sur rendez-vous).
  • Pour l'organisation de visites groupées et tous renseignements, écrire au conservateur:

    Maison natale de Louis Braille
    rue Louis-Braille, Coupvray,
    77450 Esbly.


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

À l'époque de Louis Braille, on admettait rarement les petits aveugles en classe. Pourtant, Louis devint rapidement le premier de sa classe.

TyphloPensée

« Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l'autre, ce qui est de l'aveuglement. »

Confucius - Entretiens

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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