La Perkins Brailler a été inventée par un Américain Frank H. Hall à la fin du XIXe siècle. Un clavier de 9 touches permet de reproduire les 64 symboles braille et d'effectuer toutes les tâches requises pour l'écriture. De construction robuste, elle n'a à peu près pas connu de transformation majeure et elle est toujours en usage malgré l'avènement des systèmes informatisés.
Typhlophile naviguant présentement sur ce site.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES
Le Typhlophile / LOUIS BRAILLE ET COUPVRAY
Une vie aussi exceptionnelle que celle de Louis Braille ne peut
évidemment se suffire des quelques pages d'une brochure; et les
mille souvenirs et témoignages, contenus en sa maison natale,
formeraient, à eux seuls, le sujet de plus d'un volume.
Ces lignes se veulent simplement d'être, pour certains, le rappel
d'une visite enrichissante, émouvante aussi. Et, pour ceux qui ne
connaissent pas encore Louis Braille et Coupvray, une incitation à
venir.
LE VILLAGE DE COUPVRAY
Entre Lagny et Meaux, à quarante kilomètres à l'est de Paris, le
village de Coupvray s'étale au versant d'une colline verdoyante, à
la limite de la Brie française et de la Brie champenoise. Malgré la
proximité de Marne-la-Vallée, il a conservé encore aujourd'hui
(1986) l'aspect d'une bourgade rurale. On y voit des toitures à
petites tuiles brunes, des cours, des fermes et une place cernée
d'arbres, où se regroupent l'église Saint-Pierre (Louis Braille y
fut baptisé le 8 janvier 1809), la mairie et le monument, élevé en
1887, surmonté d'un buste de l'inventeur de l'alphabet des
aveugles, oeuvre d'Étienne Leroux. Au cimetière communal, le corps
de Louis Braille a reposé jusqu'en 1952. On remarque sur la tombe,
une urne, où sont conservées des reliques de ses mains, ces mains
qui, les premières au monde, effleurèrent les points saillants de
l'écriture braille. Alentour, c'est encore la campagne. Là-haut, la
ferme du château. Il y a, ici et là, des petits chemins herbeux qui
courent sur la pente du côteau, au milieu des jardins et des
vergers. Et, dans le bas du pays, un vieux lavoir, à piliers de
bois et tuiles moussues, où coulent, murmurantes, les eaux rapides
et claires de la Fréminette.
La MAISON DES BRAILLE
La maison de la famille Braille se trouve dans le Coupvray-bas, à
l'extrémité d'une petite rue que l'on appelait autrefois le chemin
des Buttes. C'est une demeure paysanne solide, massive, construite
dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle et restaurée à
différentes époques. Plusieurs bâtiments agricoles, dans la cour et
de l'autre côté de la rue, appartenaient également aux Braille. Sur
la façade donnant sur la cour, une plaque de marbre a été posée en
1952. Le texte, anglais et français, nous dit:
Dans cette maison
est né
le 4 janvier 1809
Louis Braille
inventeur de l'écriture
en points saillants
pour les aveugles.
Il a ouvert
à tous ceux qui ne voient pas
les portes du savoir.
La SALLE COMMUNE
Elle est véritablement le haut-lieu de cette maison, tant par les
souvenirs qui s'y rattachent, que par l'architecture intérieure
briarde parfaitement conservée. Dès l'entrée, nous voici dans
l'atmosphère quiète et chaude, des habitations d'autrefois. Là,
vivait dans cette pièce unique, la famille du bourrelier Simon-René
Braille, sa femme Monique et leurs quatre enfants:
Monique-Catherine, Louis-Simon, Marie-Céline et Louis, le benjamin.
Toutes les fonctions essentielles, nécessaires à la vie, sont ici
regroupées.
La salle commune. Au fond, le four à pain et
l'âtre.
Sous le manteau de la cheminée:
L'âtre et son contrecoeur aux armes de France, marqué
1659.
Le four à pain, fait de petits tuileaux. Sa voûte passe
sous la révolution de l'escalier. On le chauffait avec des sarment
secs. Puis, les braises repousssés, on y enfournait tartes et
pains.
La niche à fromage. La chaleur du four permettait une bonne
préparation du célèbre fromage de Brie, avant l'affinage en cave.
La porte du grenier. Elle se situe entre l'alcôve et le four
à pain. On disait autrefois le "grainier", lieu où l'on entreposait
le grain.
L'alcôve est typiquement briarde par son encadrement de
chêne, décoré de rouelles et d'épis de blé, ces derniers
symbolisant la Brie.
À gauche en entrant:
L'évier. Les Briards disaient "le lavier". C'est une grande
pierre plate, légèrement creuse, où l'on posait le seau de bois.
L'écoulement se faisait à travers le mur, directement dans la cour.
Le poëlier. Fait de lattes assemblées en croisillons, on
accrochait sur ce support, poëles et casseroles. Une niche,
au-dessus du lavier, permettait le rangement des pichets, pots et
autres ustensiles.
Il faut remarquer aussi dans cette pièce les poutres de
chêne du plafond, les portes d'armoire du XVIIIe
siècle, la maie où l'on conservait les miches de pain, la
bassinoire pour chauffer le lit, la table de chêne,
le fusil, la lanterne, la croix et, au-dessus
de la porte du grenier, le portrait de Louis Braille, seule
photographie du célèbre inventeur.
L'ATELIER DU BOURRELIER SIMON-RENÉ BRAILLE (reconstitution)
Les Braille ont, pendant plus d'un siècle, de père en fils, exercé
le métier de bourrelier. Déjà, au début du XVIIIe
siècle, Simon Braille, grand-père de Louis Braille, était installé
à Coupvray. Il avait pris la succession de son beau-père, Auville,
établi en ce village au XVIIe siècle.
On trouve dans cet atelier une partie du matériel et du mobilier,
utilisés par les Braille pour l'exercice de leur profession.
L'établi de bois, très marqué par le long usage; la chaise
typique avec son assise faite de lanières de cuir.
Le formoir à colliers. Il permettait de donner la forme au
collier, en fonction de l'encolure du cheval.
La pince à coudre, que le bourrelier tenait, serrée entre
ses jambes, pour maintenir le cuir.
Le fer à marquer. Porté au rouge, le fer servait à imprimer,
sur la croupe du cheval, les initiales de son propriétaire.
Les outils de bourrellerie (couteaux à parer, alènes,
rembourroir, gabarits, etc.).
Sur les murs intérieurs:
Hotte de vendangeur. Simon-René Braille possédait de la
vigne à Coupvray.
L'accident, Peinture d'André Harfont.
L'atelier (Phot. André Allibe).
On évoque ici le drame qui rendit aveugle le jeune Louis Braille.
En 1812, il a trois ans. C'est un enfant rieur. Il aime venir
regarder son père manier ces outils mystérieux étalés sur l'établi.
Mystérieux et attirants. Un jour, profitant de l'absence de ses
parents, il saisit une serpette et essaye de couper un morceau de
cuir. Mais ses petites mains sont malhabiles. Le cuir résiste.
Brusquement la lame glisse et vient pénétrer dans l'oeil de
l'enfant. Rien ne pourra enrayer l'infection. Par sympathie,
l'autre oeil sera contaminé. À cinq ans, Louis Braille est entré
dans la nuit.
L'OEUVRE DE LOUIS BRAILLE
Quand on évoque l'oeuvre de Louis Braille, il ne faut pas oublier
de citer deux hommes qui, à des titres divers, furent ses
devanciers. Le premier est Valentin Haüy. Ce philanthrope avait
fondé, au XVIIIe siècle, une école pour les aveugles et
inventé un alphabet en relief à leur usage. Si Louis Braille a pu
entrer dans une institution spécialisée, en 1819, c'est grâce à
Valentin Haüy. Le deuxième s'appelle Charles Barbier de la Serre.
Capitaine d'artillerie, il avait trouvé une méthode pour
correspondre entre officiers, la nuit, par un système de points
saillants. Les élèves de l'Institution royale des jeunes aveugles
essayèrent cette "Sonographie" qui ne respectait pas l'orthographe
et de plus, s'avérait très compliquée. Louis Braille (il avait
treize ans) commença ses recherches en s'orientant vers la création
d'un alphabet, à partir d'un signe générateur composé de six points
saillants. Ce procédé souleva l'enthousiasme des élèves, mais fut
repoussé par l'ensemble des professeurs (1826). Ils n'admettaient
pas, étant voyants, une écriture qu'ils ne pouvaient directement
lire. Il faudra attendre 1844 pour que la direction de
l'Institution reconnaisse enfin, en public, lors de l'inauguration
des nouveaux bâtiments, boulevard des Invalides, la valeur
incontestée du système. Depuis cette date, le braille, adapté à
toutes les langues de la terre, est devenu, pour les aveugles, une
écriture universelle.
Alphabet en points saillants
. . .. .. . .. .. . . .
. . . . .. .. . ..
a b c d e f g h i j
. . .. .. . .. .. . . .
. . . . .. .. . ..
. . . . . . . . . .
k l m n o p q r s t
. . .. .. . .. .. . . .
. . . . .. .. . ..
.. .. .. .. .. .. .. .. .. ..
u v x y z ç é à è ù
. . .. .. . .. .. . . .
. . . . .. .. . ..
. . . . . . . . . .
â ê î ô û ë ï ü oe w
Signe . . . .. .. . .. .. . . .
numé- . . . . . .. .. . ..
rique ..
1 2 3 4 5 6 7 8 9 0
Signe .. . . .. .. . .. .. . . .
géné- .. . . . . .. .. . ..
rateur ..
, ; : . ? ! () " " '
On a rassemblé, dans la salle consacrée à l'oeuvre de Louis
Braille, différents matériels et documents, montrant la naissance
de l'écriture en points saillants, son évolution, ses applications.
Réglette Barbier (1819)
Tablette à cadre fixe en bois (fin du XIXe
siècle).
Tablette à cadre démontable (fin du XIXe siècle).
Appareil raphigraphe, inventé par Braille et Foucault. Il
permet de dessiner la forme des lettres de l'écriture courante, par
une succession de points. Braille utilisait ce système pour écrire
à sa famille.
Machine à écrire le braille, fabriquée à Chicago (début du
XXe siècle).
Livres écrits en relief linéaire suivant le principe Valentin Haüy:
Éléments de la grammaire espagnole, à l'usage des aveugles,
par M. Guillié (1819).
Manuel d'histoire ancienne (1841).
De nombreux livres, français ou étrangers, imprimés en braille,
livres utilisés pour l'enseignement ou l'enrichissement culturel,
sont présentés au public. On notera, entre autres titres:
Imitation de Jésus-Christ, l'un des premiers livres paru en
points saillants (1849).
Constitution des États-Unis du Brésil (1946).
Dons et hommages divers reçus au musée Louis Braille:
Livre ouvert. Bronze, offert par l'Argentine (1948).
Médaille commémorative, frappée par la Monnaie de Paris, à
l'occasion du transport des cendres de Louis Braille au Panthéon
(1952).
Livre d'or, offert par la ville de Chicago (1952).
Louis Braille. Sculpture par Raïka (1954).
Louis Braille. Miniature sur ivoire de Lucienne Filippi
(1966).
L'Église Saint-Pierre
LOUIS BRAILLE À COUPVRAY
Élève, puis professeur à l'Institution royale des jeunes aveugles
à Paris, il garda toujours pour son village natal, un attachement
profond. Des lettres écrites au raphigraphe, conservées par la
famille Lecouvey-Braille, nous montrent l'intérêt qu'il portait à
ses parents et à ses amis restés à Coupvray.
Quand la maladie vint sournoisement réduire ses forces et lui
imposer de longs repos, c'est ici qu'il tentera de trouver
l'impossible guérison. Il se fait alors aménager, dans la demeure
familiale, côté rue, une pièce avec cheminée. D'émouvants souvenirs
sont réunis aujourd'hui dans cette chambre où il vécut quelques
mois de répit, auprès des siens.
Prix d'arithmétique. portant la signatnre de Pignier,
directeur de l'Institution royale, décerné à Louis Braille.
Dominos, provenant d'un jeu lui ayant appartenu.
Marie-Thérèse Marniesse, née en 1828, fille de Marie-Céline
Braille. Portrait peint.
Timbale d'argent aux armes du Vieux Paris, marquée F.G.
(Françoise Gronon, soeur de lait de Louis Braille).
Assiettes décorées, provenant de chez Louis-Simon Braille
(milieu du XIXe siècle).
Groupe familial des Marniesse et Maurice. Photographie (fin
du XIXe siècle).
Pendule de bois à colonnes, souvenir familial des Braille
(milieu du XIXe siècle).
Documents des archives communales:
Nomination de Simon-René Braille, contrôleur des
contributions pour l'an 1813.
Passeport pour l'intérieur du royaume, au nom de Monique
Baron, épouse Braille.
État des élèves de l'école élémentaire de Coupvray. "10.
Braille Louis" (23 novembre 1818).
Transfert du corps de Louis Braille à Coupvray. Avis de la
préfecture de police (9 janvier 1852).
LETTRES DE LOUIS BRAILLE
ÉCRITES AU RAPHIGRAPHE (extraits)
"Paris, le 10 septembre 1847,
Ma chère maman,
Je désire vivement vous revoir. Le séjour de la grande ville
m'ennuie et je serai heureux de respirer le grand air de notre
pays, de me promener avec vous dans nos vignes (...)".
"Paris, le 15 novembre 1848,
Ma chère maman,
J'ai remarqué avec plaisir que le temps était beau pendant les
vendanges, aussi beau qu'on pouvait le désirer, mais aujourd'hui le
soleil est bien pâle. La mauvaise saison commence et il faut garder
la maison. Quant à moi, je ne sors pas, et pendant que les
Parisiens recevaient la neige sur la tête, en allant à la fête de
la Constitution, je me contentais d'écouter le canon dans ma
chambre bien chauffée (...)".
"Paris, le 5 octobre 1851,
Mon cher neveu et ma chère nièce,
Je viens de mettre, au chemin de fer, une petite caisse de gomme à
votre adresse: je souhaite que cela vous préserve des rhumes que la
mauvaise saison va vous envoyer (...) (je viens de) passer trois
jours à Coupvray et je reviens au boulevard des Invalides pour ne
plus le quitter avant l'été prochain (...).
(Il n'y eut pas, pour Louis Braille, d'été prochain, puisqu'il
devait mourir trois mois après avoir écrit cette lettre, le 6
janvier 1852).
La VIE QUOTIDIENNE À COUPVRAY
AU TEMPS DE LOUIS BRAILLE
À partir de cette maison, véritable architecture témoin, il nous
est possible de recréer la vie quotidienne d'un village au
XIXe siècle. Il y a une relation affective entre Louis
Braille, sa famille et Coupvray. Des liens se sont tissés avec les
habitants du bourg. Liens de l'enfance: Louis a été à l'école
communale; ses deux soeurs, Monique-Catherine et Marie-Céline
épousent deux garçons du pays, Jean-François Caron et
Louis-François Marniesse. Liens civiques: Simon-René, le père, est
plusieurs fois nommé à des responsabilités administratives. Liens
qui découlent des événements: on subit ensemble la guerre,
l'occupation russe. Liens religieux: le baptême de Louis, les fêtes
de la liturgie chrétienne, Noël, Pâques, l'Assomption et bien sûr,
la Saint-Pierre, fête patronale. Liens aussi de la tradition: les
veillées autour de l'âtre chez des voisins amis.
Pour ressusciter ces activités villageoises disparues, ces coutumes
anciennes, le Musée Braille présente, en quatre espaces distincts,
un ensemble varié d'objets, de documents, d'images, de mobiliers,
très révélateurs d'une autre manière de vivre.
La chambre mansardée (ancien grenier):
L'enfance, Les jeux, les livres, l'habillement.
La religion, les objets du culte, les livres pieux,
Saint-Jean Baptiste.
Le mariage, le bouquet de la mariée, le coffret à bijoux.
La parure, l'habillement d'une jeune Briarde, les coiffes,
les foulards.
L'ameublement, le buffet, la maie.
Le décor de la table, la vaisselle, les verres, les pots.
Les travaux ménagers, les fers à repasser.
L'imagerie, les portraits, les images colorées vendues par
les colporteurs.
l'histoire, les moines de Saint Maur, les Rohan, le cardinal
Collier, le lutrin.
Le grenier
Les travaux des champs, le travail de la terre, la récolte
des foins.
Les travaux des femmes, la lessive, la fabrication du beurre
et celle des paillons pour les fromages de Brie.
Le grenier aux souvenirs, la malle, la grille du monument
Braille, la porte du XVe siècle, la vis d'escalier, le
moine.
La cave
Le bûcher, hâches, serpettes, coins.
Le tonnellerie, outils divers pour la fabrication et le
marquage des tonneaux.
La vigne, le travail de la terre, les plantations,
l'entretien du vignoble.
Les vendanges, la récolte des raisins, hottes, outils de
pressoir, fûts, robinets, bouteilles anciennes.
TOUT SAVOIR SUR La MAISON NATALE
Après la mort de Louis Braille et de ses héritiers directs, elle
devint propriété des Maurice, Marniesse et Braille, ses nièces et
neveu qui la gérèrent en indivision jusqu'en 1878. À cette date,
Monsieur Toupet acquiert la maison sur cour et en 1889, des époux
Baudin, la maison sur rue. Cet ensemble passe ensuite, à partir de
1898, dans la famille Crapart. Vendue le 29 mars 1952 à
l'association "Les amis de Louis Braille" représentée par M.
Pierre-Henri Monnet, maire de Coupvray, la demeure des Braille est
alors aménagée en musée et ouverte au public. Afin d'obtenir le
statut de musée municipal contrôlé par l'état, cette association,
le 23 novembre 1956, décide de faire don à la commune, de ses biens
mobiliers et immobiliers, tout en recommandant d'en confier la
gestion à un organisme international. L'acte notarié, constatant
l'accord intervenu entre l'OMPSa (Organisation Mondiale pour la
Promotion Sociale des Aveugles) et Coupvray, est signé le 27
juillet 1957.
Depuis cette date, l'OMPSA, devenue aujourd'hui l'UMa (Union
Mondiale des Aveugles) veille avec dévouement et fierté sur ce
sanctuaire que représente, pour les aveugles du monde entier, la
maison natale de leur bienfaiteur. Un comité de
gestion(I) assure la liaison avec la direction générale
de l'UMa et, en collaboration avec le conservateur du musée,
coordonne les différentes visites et manifestations, contrôle
l'état du bâtiment, finance les développements muséologiques, règle
les frais de gardiennage et veille à la sécurité des biens qui lui
sont confiés.
Le monument de Louis Braille, oeuvre d'Étienne
Leroux (1887)
(I) Ce comité de gestion, appelé le "Comité Louis
Braille" se doit de réunir chaque année les fonds nécessaires à
l'équilibre de son budget. Si vous désirez participer à cet immense
effort pour honorer la mémoire de Louis Braille et mieux faire
connaître sa maison natale, vous pouvez envoyer vos dons à:
Monsieur le Président du Comité Louis Braille, 58, avenue Bosquet,
75007 Paris.
La préservation de la maison, dans ses structures d'origine, reste
le souci majeur du Comité. Il faut assurer la pérennité de ce lieu.
L'État l'a bien compris, qui a inscrit, le 8 décembre 1966, cette
demeure à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Depuis, les architectes des monuments de France, contrôlent ses
restaurations et veillent aux atteintes qui pourraient être portées
à son environnement.
On ne doit ni changer le caractère des maisons rurales de la
périphérie, ni modifier le site campagnard fait de prés et de
vergers, qui la limite à l'ouest. Ainsi Coupvray dans ce
bouillonnement d'urbanisme qui risque de le submerger, se trouve
protégé sur ce point de son territoire.
La dimension internationale de l'oeuvre de Braille fait que de
nombreux étrangers viennent en ce village. Ce sont des Européens,
des Américains, des Asiatiques. Les livres d'or du musée sont
pleins de leurs commentaires admiratifs. Pour eux, ce lieu est un
endroit privilégié de l'histoire des hommes et leur visite en
Europe ne pouvait que passer par Coupvray. Dans plusieurs pays,
Braille est honoré par des cérémonies particulières. Dans d'autres,
le timbre-poste diffuse le célèbre visage aux yeux clos. Des
biographies sont publiées où s'inscrit le renom de Coupvray et de
son meilleur enfant. C'est dire combien sa maison natale doit être
protégée de toute atteinte, car elle appartient, assurément, malgré
sa simplicité campagnarde, au patrimoine de l'humanité.
Jean Roblin
Conservateur du Musée Louis Braille.
POUR VENIR À COUPVRAY
Moyens d'accès (de Paris)
par autoroute A4, sortie Lagny. Prendre ensuite direction
Coulommiers. Après Chessy, première route à gauche.
par RN3, Pantin, Livry, Claye. À Claye prendre la N371 jusqu'à
Annet, puis la D45, par Jablines et Lesches. Arrivée par
Coupvray-bas.
par SNCF, gare de l'Est. Descendre à Esbly. Taxis.
Heures d'ouverture
Horaire d'été (1er avril - 30 septembre) de 10 à 12 h et de 14 à 18
h. Ouvert tous les jours sauf mardi.
Horaire d'hiver (1er octobre - 31 mars) de 14 à 17 h. Ouvert tous
les jours sauf mardi (vendredi sur rendez-vous).
Pour l'organisation de visites groupées et tous renseignements,
écrire au conservateur:
Maison natale de Louis Braille
rue Louis-Braille, Coupvray,
77450 Esbly.
Dernière mise à jour de cette page : 26 juin 1999
Fac ut videam (Faites que je vois)
Éphéméride du jour
Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.
Saviez-vous que :
Maurice de la Sizeranne naquit le 30 juillet 1857 à Tain (France). Il perd la vue à l'âge de 9 ans. Son œuvre est colossale. Mentionnons seulement qu'il est le fondateur de l'Association Valentin Haüy (1889). Il meurt le 13 janvier 1924 à l'âge de 66 ans. Encore aujourd'hui, plusieurs de ses réalisations poursuivent l'œuvre qu'il a amorcé permettant ainsi aux aveugles et amblyopes d'aspirer à une vie active et productive.
TyphloPensée
« L'affection aveugle la raison. »
Proverbe français
Étymologie
Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.